Vous vous êtes ennuyés ou même inquiétés ? Toutes nos excuses, mais arriver dans une ville comme Mexico en amorce d’un grand voyage, ça demande beaucoup de temps et d’énergie. Disons que notre première semaine a été assez bien occupée à vivre et organiser la suite, laissant moins de temps pour écrire.
Notre vol avec la compagnie Aeromexico a été impeccable et nous a clairement mis dans le bain. Nous étions dans les quelques caucasiens à bord. Quand on quitte le Canada un 13 novembre, on accompagne le voyage de retour des derniers travailleurs saisonniers après la récolte des courges ! Nous sommes arrivés sans souci vers 14 h, avons passé les douanes rapidement, trouvé un taxi pour rejoindre notre loft dans Mixcoac… et accepté que notre espagnol allait avoir besoin de pas mal de pratique.
Nos hôtes Sergio et Alicia sont adorables et ont construit leur maison œuvre d’art dans une cour intime, véritable havre de calme et de fraicheur dans la ville. Notre logement n’est pas grand, mais la cour avec ses arbres, ses plantes, ses oiseaux, et ses petits lézards compense largement. Nous occupons « El palomar de Leonardo » au-dessus d’un autre petit logement occupé par un sympathique québécois retraité de la fonction publique qui vient d’obtenir sa résidence permanente. Louis l’avait bien dit à Léonard, les québécois sont partout ! Ayant une excellente connaissance de la ville et du Mexique en général, il a été d’une aide précieuse. Les petites conversations du matin, pendant que Léonard faisait ses travaux scolaires, ont aussi été très agréables. Notre quartier est un peu excentré, humble et pas du tout touristique. Cependant, nous sommes à 5 minutes de marche du Métro et en face d’une école primaire qui accueille en fin de journée les enfants du quartier pour du soccer. Léonard a sa petite bande et les mots « Puedo jugar », « Aqui! », « Esta bien? » sont bien ancrés.
Mexico est une ville intense autant que charmante. En quelques blocs, voire parfois quelques rues, on peut complètement changer d’ambiance. Avec plus de 20 millions d’habitants, il y a du monde pas mal partout et dans certains coins ça peut donner le vertige. Néanmoins, la ville est grande et il y a beaucoup plus de verdure que ce à quoi on s’attendait. Les gens sont gentils et à leurs affaires. À aucun moment nous n’avons eu de doutes pour notre sécurité. Le réseau de transport en commun est impressionnant et fiable, le métro vous mène partout pour 5 pesos soit 0,40 $. Il est aussi foncièrement impossible de mourir de soif ou de faim tant chaque mètre carrée est occupé par un marchand qui vend des trucs. On a fait des blagues là-dessus, mais je crois de plus en plus qu’aucun mexicain ne se fait à manger à la maison tellement ils sont partout à grignoter et à boire dans la rue.
Quelques petits éléments à prendre en considération si vous considérez une visite :
1. L’altitude. Mexico est à plus de 2000 mètres. Seuil auquel des effets se font sentir. Pour Léonard et Louis, presque rien. Pour moi, qui a tendance à réagir à tout… beaucoup ! Il m’aura fallu quasiment la semaine entière pour m’habituer et permettre à mon corps de reprendre le dessus.
2. Le cout de la vie. Le pays et la ville font face à une forte inflation. Le taux de change est d’environ 0,78 $CND pour 10 $MX, mais les prix sont finalement les mêmes que chez-nous. Que ce soit pour les aliments, les restos ou les activités, ne pas s’attendre à faire des économies.
3. La qualité de l’air et la température. Nous avons vraiment eu et vu du smog le jour de notre arrivée. Mexico est construite sur un ancien lac au creux des montagnes, comme une cuve, et 20 millions d’humains ça produit du CO2. Cependant, notre karma est bon, nous avons eu une semaine impeccable. Approximativement 25 le jour et 15 la nuit, un ciel bleu et une qualité de l’air hors norme. Je crois que les mois d’été doivent être plus difficiles.
4. L’argent. Les cartes de crédit, sur la carte autant que sur le téléphone ou la montre, fonctionnent pas mal partout et les guichets pour retirer des sous sont relativement accessibles.
5. Les communications. La ville est presque entièrement couverte par les réseaux wifis gratuits de CDMX. Aussi, notre plan Fizz en itinérance fonctionne à merveille !

Quel intéressant reportage qui complète bien la superbe vidéo. Comme si on y était. Votre Mexico est plus propre et plus verdoyant que le souvenirr que j’en ai de mon voyale au milieu des années ’80. Il faut dire qu’on s’était surtout tenu au centre-ville. Je confirme par ailleurs qu’en juillet cette cuve est vraiment chaude et humide! Suzanne Lareau ,anciennement de Vélo Québec , qui y est en ce moment dit que leur système de vélos en libre service est impec et que notre Bixi aurait avantage à s’en inspirer pour certains aspects : paniers plus pratiques et changement de vitesse extra. Bonne continuation! Hâte de te lire à nouveau et de voir les nouvelles vidéos de Louis. Vous faites une vraie bonne équipe!
Effectivement et le système de base a justement été changé pour le même système de location que Bixi. Le mix de transport en commun comprend le métro, les metrobus, les autobus, les trams, les vélos et même un téléférique! Point intéressant, les lignes de métro ont toutes une couleur et un numéro associé, mais en plus chaque station a un pictogramme qui la représente en lien avec le nom. C’est très inclusifs et accessibles!
Merci pour cette description « comme si on y était ». J’imagine bien votre petit home, votre jardin et l’école en face…avec le soccer, comme il se doit… Comme dit Suzanne, ça complété bien votre vidéo « cherchez Léo et Véro ». Merci au cameraman, qui nous a fait faire une visite très agréable. La 1ère fois, je l’ai regardé pour Mexico, la 2e pour L et V…
Buena continuación de vuestro hermoso viaje… sin invierno!
Bien contente de vous savoir confortable dans cette grande ville. Un beau tour visuel en prime, génial!
Hasta pronto familia 🙂
Merci pour le billet… On s’y croirait (et on s’y verrait bien :))
Content de savoir que ça part bien