Explorer – Cartagena y Santa Marta

Une dernière fois nous avons fait nos bagages pour un déracinement complet et un changement de pays et de continent. Et oui, déjà ! Cette fois, que du nouveau pour nous trois. Jamais nous n’étions descendus autant au Sud, ce qui nous permet de dire que nous avons fait les trois Amériques ! Le choix de la Colombie en avait surpris plus d’un lors de l’annonce. Cette destination n’est pas dans le carré d’As des destinations tropicales et elle traine aussi un passé de sécurité variable qui peut en freiner plusieurs. En fait, la Colombie nous a choisi, alors qu’au départ nous avions plus le Guatemala ou le Salvador en tête. D’abord notre ami Serge amateur de Kite Surf qui y va maintenant depuis quelques années. Il nous racontait des étoiles dans les yeux combien il avait redécouvert le plaisir de ses premiers voyages dans le sud dans un lieu chargé d’histoire et de merveilles où les rencontres vraies sont encore possibles. Ensuite, notre voisine Marina qui nous parlait de la gentillesse de son peuple et des beautés de son pays souvent mal perçu. Et finalement, ma collègue Silvia qui a fini de me convaincre avec sa passion pour l’histoire, les gens et les trésors de son pays. Allez, ce sera la Colombie en grande finale de notre aventure ! Comme toujours, nous avons limité notre voyage à une région, soit le Nord qui borde la mer des Caraïbes. Quelques jours dans la belle Carthagène des Indes, une semaine à Santa Marta et un dernier 17 jours dans un minuscule village de pêcheurs près de San Onofre, supposément encore relativement vierge de grand tourisme, Rincon del Mar.

Carthagène des Indes

Nous avions uniquement 3 jours dans la capitale de l’État du Bolivar, lors de notre arrivée. Nous avions peur que ce soit court, mais c’était parfait. Comme Québec en fait, la ville est grande, mais le quartier historique à l’intérieur des fortifications amurallada est restreint et se visite de bout en bout en 45 minutes. Il y a bien certainement un autre Cartagena, tout comme Québec ne se limite pas au Vieux, mais en trois jours nous avons fait le tour de la portion plus classique et profité de l’ambiance des quartiers centraux. Cartagena est jolie comme une robe de dentelle. Les rues étroites, les façades colorées, l’animation et les calèches clip clop clip clop… comme le Vieux-Québec en espagnol je vous dis ! Les murailles sont accessibles et on peut faire une magnifique promenade tout le tour ou comme Léo s’y promener en trotinette électrique. Première surprise, le positionnement de la ville permet de voir le soleil se coucher sur la mer des Caraïbes, une première pour nous. Des murailles, avec la mer qui frappe la digue et le soleil qui descend et embrase le ciel, c’est vraiment beau. Merci à Silvia pour la suggestion de la Serrezuela, anciennes arènes de la ville transformées en centre d’achat moderne. Comme on dit ici, muy hermosa ! Nous avons aussi beaucoup aimé nos deux balades, de jour ET de soir, dans l’intense quartier Getsemani. On en aurait même pris un peu plus, mais l’action ne sied pas bien aux moins de 13 ans. Nous avons eu la chance d’être en ville pour la fin de semaine, ça veut dire beaucoup de mariages et de fiesta de quince anos. Que d’ambiance ! Deux découvertes majeures en terminant. Exito! chaîne de supermachés économiques où il y a souvent une cafeteria très respectable et barata, nouveau mot préféré de Louis. Ils ont aussi des guichets de plusieurs banques où retirer facilement des sous. Et finalement, attention : Dollarama est installé en Colombie sous le nom Dollarcity ! C’est vraiment des Dollarama avec les mêmes paniers qui nous donnaient les consignes en français, les mêmes bébelles et surtout, organisés de la même façon. Toujours drôle quand dans un magasin qu’on visite pour la première fois, dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays, dans un nouveau continent, ton homme cherche des filtres à café et que tu peux lui dire sans hésiter : première rangée à peu près dans le milieu à gauche… et avoir raison !

Ajout de dernière minute ! Comme notre vol de retour était très tôt le matin, nous avions réservé une chambre dans une petite maison à moins de 400 mètres de l’aéroport. Nous pensions que ce serait le grand désert autour et prévu de revenir vers le centre de Cartagena pour notre dernier soir. Surprise ! L’aéroport n’est pas très grand et le quartier autour Crespo est charmant en plus d’être très sécuritaire. On a dit au revoir à la mer sur une des jetées accessibles via la zone piétonne et cyclable, en regardant les prouesses des kite-surfeurs. On a fait nos derniers achats de souvenirs et grignotines pour le vol au Exito! pour une fraction du prix. On a soupé dans un petit resto sympa pour finalement revenir dans La Casa Azul d’Isabel pour nos quelques heures de sommeil. Le lendemain, sac au dos, nous avons rejoint l’aéroport Raphael Nunez en moins de 10 minutes. Nous vous recommandons fortement de faire de même si vous passez par là.

Santa Marta

En plus de notre petit coin de paradis secret, nous avions choisi de faire un seul autre endroit en remontant vers l’Est : Santa Marta. Nous avions fait ce choix, il y a plus d’un an, en souhaitant combiner la ville et les alentours soit la réserve naturelle de Tayrona. Quelques semaines avant d’arriver, lors de mes recherches plus précises en prévision de notre visite, je découvre que pour des motifs très nobles de maintien de l’équilibre écologique et pour permettre au peuple natif de procéder à certains rites sacrés, on ferme le parc 3 fois l’an pour 2 semaines. Bingo durant nos dates ! Et alors, la ville a de quoi nous occuper et deux surprises nous attendaient. Premièrement, mon amie Sylvie et son homme Jean-François seraient dans un petit village à moins de 15 minutes pendant nos dates. Nous avons eu la chance de passer la journée avec eux dans le petit village de Tatanga. Deuxième surprise, nous étions en ville pour la fin de semaine qui précède le mardi gras, ce qui est synonyme de CARNAVAL ! Celui de Santa Marta est moins gros que celui de Baranquilla, mais nous a donné juste assez d’émotions. Tous les habitants habillés en fluo ou en tenu d’un des personnages traditionnels, de la musique, de la danse et une curieuse tradition qui consiste à lancer beaucoup de poudre blanche, en petite boites de carton pour les puristes et en bombe aérosol de neige artificielle pour les plus extravagants, sur les gens qui défilent. Faut voir ça au moins une fois dans sa vie : check !

Pour s’y rendre, il faut traverser un bras de mer entre Baranquilla et la côte de la province de Magdalena. Nous avons ainsi eu la chance de voir les villages de pêcheurs sur pilotis et un village construit pratiquement sur une décharge. Pour nous tous, pour Léonard un cran de plus, ça reste difficile à accepter. Durant le voyage, le chauffeur fait des arrêts pour faire monter des vendeurs itinérants qui offrent des boissons, des grignotines et comme repas des aripe (galettes de farine de maïs fourrée à la viande, au fromage ou aux oeufs). Anecdote et prise de position éditoriale ! Une française, bien installée à la climatisation, les pieds à l’air accotés sur le banc à côté de Louis, a cherché à négocier tout sourire son repas de moitié après l’avoir mangé. Elle a réussi. Le brave marchand a accepté son 5 000 $C au lieu des 10 000 $C demandés pour une grande aripe au fromage livrée chaude dans ses mains avec serviette de papier. La différence pour elle ? Moins de 1 euro. J’étais tellement gênée pour toute la francophonie que j’ai dit à Léo de me parler uniquement par signes ou en anglais pour le reste du trajet. Si j’avais eu du change, je crois que je compensais le montant. Je me suis contenté de lui faire mon plus noble regard de mépris. Il faut parfois négocier et ne pas se faire avoir, mais non de non faut aussi savoir reconnaître sa chance et être respectueux.

Nous avons séjourné dans un chouette appartement, très simple, mais avec deux chambres séparées des pièces de vie cuisine, salon, salle à manger. Léonard en a eu les yeux embués. C’est aussi pour ça qu’on voyage, redécouvrir le bonheur dans les très petites choses comme une chambre à toi tout seul. Nous étions dans le barrio El Cundi, un quartier familial très sympathique à proximité du centre historique et du bord de la mer. Si vous y venez, tentez la montée sur la colline pour atteindre la statut de la vierge de Cundi, entrée sur le calle 18 entre l’avenida 15 et 14. Il n’y a pas énormément de choses à faire, nous avons fait les classiques comme la visite de l’endroit où Simon Bolivar est mort la Quinta de San Pedro Alejandrino, mais c’est une ville intéressante à découvrir. On peut aussi, en dehors du Parc de Tayrona, visiter les petits villages en montagne comme Minca et les plantations de café. Nous avons aussi réussi, grâce à Louis le hacker du dimanche, à écouter le Super Bowl avec un NFLpass au prix de 1,75 $. Il y a des avantages à être dans un marché que la NFL veut conquérir.

Je garde pour une chronique distincte notre séjour au bout du monde qui est en soit un récit.

Dire qu’on a vu la Colombie avec notre itinéraire, c’est un peu comme décrire le Québec en ayant visité juste la Gaspésie. Néanmoins, une dernière fois pour votre plus grand plaisir et le nôtre, la Colombie en 10 points  :

1. Les colombiens parlent très vite en général et dans notre région du nord, surtout dans les petits villages, ils avalent des syllabes ou modifient certaines prononciations. Selon Léo, ça donne à peu près ceci : Dangdiguidangdiguidangdiguidang ! Nous avions atteint ce que nous croyions être un niveau d’espagnol respectable, mais nous avons encore une fois eu une belle leçon d’humilité en revenant aux bases. Ils sont aussi gentils, aimables, avenants et curieux, même si ce n’est pas évident à l’approche. Ils restent un peu sur leur garde, peuvent nous sembler dures, distants voire froids au premier contact. Persistez, ils se révéleront pour votre plus grand bonheur. Mon souvenir le plus fort sera de déambuler dans les rues en sentant les petits yeux plissés nous suivre pour ensuite soutenir le regard en souhaitant le bonjour convenablement et voir les sourires radieux apparaître en me rendant la pareil.

2. Si au Costa Rica les chauffeurs d’autobus se disent bonjour avec leurs klaxons, en Colombie le klaxon est la base de la signalisation routière comme des salutations. Pas les klaxons intempestifs des grandes villes d’Europe ou même de Mexico. Des petits coups, bip-bip. Rien de bien agressif… mais tout le temps ! Pour annoncer son arrivée, pour indiquer sa présence sur la route, pour saluer un ami, pour dépasser sur l’autoroute, pour récupérer de la marchandise, pour offrir ses services de transport en moto ou en taxi et même pour créer de l’ambiance selon mon analyse fine. Moi ça m’a fait sourire. Louis et Léo, les ultrasensibles des oreilles, en grinçaient des dents.

3. Comme toutes les latines, les colombiennes soignent leur apparence. Ongles, cheveux, peau, dents, maquillage et… sourcils ! Dans les rues de Cartagena comme de Santa Marta, mais aussi dans notre micro village de Rincon Del Mar, des kiosques sont là directement sur la rue pour épiler, raser, dessiner, placer et embellir l’arcade sourcilière. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de manière différentes de porter le sourcil.

4. Ce qu’il y a d’intéressant à visiter plusieurs pays d’Amérique latine est de constater les différences alors que de l’extérieur on pense que c’est un bloc. Juste pour les termes. Prenons l’exemple le caramel. Au Mexique comme au Costa Rica, on dit caramelo alors qu’en Colombie on dit arequipe. On dit pour les arachides cacahuetes et mantequilla de cacahuetes au Mexique, mais mani et crema de mani en Colombie. Les salutations et les formules de politesse sont toujours à réapprivoiser.  En Colombie on fait souvent court avec Hola ou Buenas, mais la phrase qui revient toujours quand on entre dans un commerce est A la orden ! Au début, nous étions un peu perplexe de se faire demander de donner notre commande à peine passé le pas de la porte et encore plus en quittant. Nous avons enfin compris que ce n’était qu’une expression pour dire grosso-modo Je suis à vos ordres, comprendre à votre service. Les colombiens disent aussi très souvent listo, pour démontrer qu’ils ont compris ou que tout est bon. Finalement, beaucoup d’aliments sont ici vendu dans des sacs de plastique de différentes tailles. Le lait, le yogourt, les sauces et même l’eau. Il y a partout des petits sacs d’eau qui nous ont fait penser aux poches de jus du Perette de notre enfance. Et comme partout au sud du Rio Grande, des sucettes glacées maison de toutes les couleurs et de toutes les saveurs dans des petites pochettes de plastique. Celles au coco et au tamarindo vont me manquer.

5. Le pays est comme on nous l’avait vendu. Des paysages magnifiques, des cités pittoresques, des gens colorés, une grande diversité de faune et de flore, bref un immense potentiel touristique encore peu exploité. Nous avions été relativement et très agréablement surpris au Mexique, principalement à Mexico et sur les plages du Pacifique, par les efforts fait depuis quelques années relativement à gestion des déchets. Au Costa Rica aussi, on a ressenti la volonté de maintenir les lieux d’une grande beauté exempts de déchets en général et de plastique un particulier. Nous avons vraiment apprécié la Colombie, mais on a de la difficulté à ne pas parler de la présence de déchets un peu partout, dans les villes, sur les routes et sur les plages. C’est difficile de dire pourquoi, éducation, services déficients, politiques publiques défaillantes. C’est encore plus difficile de ne pas juger de haut. Néanmoins, une prise de conscience générale et des actions devront être prises à court terme afin de préserver cette richesse incroyable. In extremis, nous avons vu une compagne d’intérêt public près de l’aéroport lors de notre départ.

6. Les colombiens ont deux volumes pour la voix, la musique et le bruit en général. Ils ne parlent pas fort, sont discrets voire réservés, ne font pas de bruits… et soudain lâche un cris à réveiller les morts pour appeler le plus vieux à l’heure du souper, accueillir un ami à l’autre bout de la rue, vendre des bananes, demander à la voisine si elle a du sucre ou commander des limettes au gars de la Tienda. Idem pour la musique, il n’y en a pas souvent, mais quand il y en a… ça prend la forme de tours de son à la puissance mille. Les plus audacieux installent alors leur chaise de jardin direct devant et vibrent littéralement au son de la musique. Dans les villes de la côte que nous avons visitées, il y a aussi des autobus de fête qui sillonnent la ville le soir. Ils sont très faciles à repérer au bruit infernal et aux lumières hallucinantes qu’ils produisent. S’entassent dedans de joyeux lurons très sur le party pour boire et écouter de la musique très fort. Nous n’avons pas fait l’expérience personnellement, mais avons quand même tenté de comprendre où est le fun sans obtenir de réponse claire. Pour se distraire, le loto occupe une place de choix, comme au Costa Rica et au Mexique ceci dit. Dans notre petit village de Rincon Del Mar, c’était quand même amusant de suivre la foule qui se massait devant les deux cabanes qui vendaient les billets et présentaient le tirage sur une télé tournée vers l’extérieur. Et comment ne pas parler des dominos. Les parties, souvent disputées à l’extérieur sont légions et épiques. Qu’il y aie ou non de l’argent en jeu, on sait qu’une partie se corse à la force avec laquelle on descend sa tuile sur la table pour produire le plus gros bruit !

7. On nous avait dit que les taxis étaient particulièrement ratoureux un peu partout au pays et de rester vigilants. Nous pouvons le confirmer. Il faut bien négocier, s’entendre sur le prix ou demander de faire fonctionner correctement le compteur avant de partir ou utiliser des applications qui fixent le prix de la course au moment de commander le transport.  Ils ne savent aussi pas toujours où est votre destination et tentent de la deviner en route à l’aide de leur portable ou du répartiteur. Ça donne des moments loufoques. Une chance qu’on peut suivre avec Google Map et réajuster le tir en chemin. Néanmoins, comme souvent, il y a aussi du bien bon monde. Anecdotes ! Louis nous commande une voiture avec HayTaxi pour aller de Santa Marta à Taganga, retrouver nos amis Sylvie et Jean-François. L’application nous indique une course de 16 000 $C. On embarque et Louis tente de confirmer. Pas de soucis, de lui répondre le chauffeur, je vais utiliser mon compteur. Louis de tenter de baragouiner no no no disculpe senor, 16 000$C est mon seul prix. C’est bon je vous dis, ce sera au compteur. 16 000 $C et pas une cenne de plus ! On arrive à Tangaga… le compteur indique 11 000 $C. On a laissé 16 000 $C avec une face de pas très glorieux. Nous avons aussi réalisé à quel point ils sont susceptibles et orgueilleux. Lors de notre trajet entre l’aéroport de Cartagena et le centre, la course devait nous couter 7 $US. Un peu plus qu’en $C, mais comme nous n’avions pas de devises locales c’était de bonne guerre. Nous avons été dans l’obligation de guider le chauffeur, à bout tout du long, Airbnb fournissant toujours l’adresse selon Google qui donne des numéros de rue alors que dans l’enceinte des murs de la vieille ville les rues portent des noms. À destination, Louis donne son billet de 10 $US et indique au chauffeur qu’il peut lui donner 6 000 $C en change soit environ 2 $. Juron, claquage de porte et départ sur les chapeaux de roues sans même prendre le billet !

8. Ici aussi on trouve tellement de fruits exotiques, souvent en jus, que chaque fois que je crois avoir fait le tour… un nouvel ami sucré se pointe ! J’ai découvert ainsi le zapote, la tomate de arbole, le nispero, le lulo et le coroso. Le lulo a vraiment eu ma préférence. Pas très sucré, on ajoute souvent du sucre pour en faire une boisson, il ressemble à une petite tomate orange. Il est même possible de le trouver en version sucette avec gomme au centre au Dollarcity ! Les boissons offertes dans les restaurants, jugos naturales, sont souvent des morceaux de fruits, congelés ou frais, avec de la glace, de l’eau ou du lait, passés au mélangeur. Vous pouvez donc en faire l’essai dans le confort de votre maison en février pour une bonne dose de soleil avec l’ananas, la mangue, les fraises, les mures congelées et si vous avez de la chance des fruits de la passion maracuya. Comme tout le monde nous l’avait dit durant notre voyage, on mange très bien et pour vraiment pas cher en Colombie. Le plan imbattable est souvent le midi avec le menu del dia. Un plat avec une protéine, du plantain, du riz blanc ou de coco, des légumes, des frijoles, une boisson et une soupe traditionnelle délicieuse sancocho. Tout ça en moyenne pour 15 000 $C soit 5 $. Je ne sais pas qui a faim pour le souper après ça, mais on a pris l’habitude de commander 2 plats pour 3. Je ne sais pas non plus comment je vais faire pour avaler la facture de St-Hubert après ça !

9. Plus on descend au sud, moins les voitures sont présentes au profit des motos. La moto, souvent de petites cylindrées, est le moyen de transport le plus accessible. Elles sont partout, on en vend même dans les épiceries à grande surface. Lors du retour de l’école, il est amusant de voir combien de petiots on peut faire tenir sur une seule moto. Il y a aussi très souvent des motos-taxis qui arpentent les rues et klaxonnent pour vous amener. Nous avons aussi eu la moto-déménagement avec deux gars et entre les deux : un matelas, une grande télé, des boîtes, etc. Léo est aussi très jaloux, puisque l’âge limite pour en conduire une semble assez souple.

10. Notre amie Ruth au Costa Rica nous avait bien fait rire en soutenant qu’il y avait tellement de fourmis dans son pays qu’on en venait à se demander qui détenait réellement le pouvoir. En Colombie, on pourrait faire la même analogie avec les chiens. Domestiqués ou errants, ils sont très présents. Les plus agressifs et excités sont les mieux nourris qui se cachent derrières les grilles de leur maison chic pour te faire sursauter quand tu passes devant. Léonard a fait au moins 128 crises cardiaques. En ce qui concerne les chiens errants, ils sont trop fatigués et ont trop faim pour gâcher ainsi leur précieuse énergie. Ils te suivent et font le beau à côté de ta table au restaurant. Selon mes observations, ils ont aussi un genre de minuterie interne qui les fait tous tomber sur le flanc droit vers midi, quand le soleil est au zénith, pour se relever vers 16h30. Durant cette période, ont se demande souvent s’ils sont encore vivants et avec Léo on cherchait toujours à voir s’ils respiraient avant de passer notre chemin.

4 réflexions sur “Explorer – Cartagena y Santa Marta”

  1. De la plage et de la jungle à la ville. Fascinant le contraste entre les hauts gratte-ciel blancs du centre-ville et les facades colorées et les rues étroites et grouillantes de vie des quartiers populaires. Bravo pour ce plongeon dans Carthagène.

  2. Merci pour ce très beau Post scriptum. J’ai bien aimé les rues étroites, colorées et fleuries, de même que l’étrangeté, comme dit Suzanne de cette cohabitation entre des styles si disparates, les promenades en trottinette, les marchés… et, comme toujours, la vie foisonnante des habitants sous ce soleil d’été…
    Merci encore pour ce partage!

  3. Monique Lalande

    Quelle belle expérience une fois( plutôt trois fois) de plus. Vous deviez être dans le temps du carnaval à Santa Marta! Que l’an ent-ils? Au debut, je croyais que c’était de l’eau…vers la fin, de la crème à barbe ou les deux ? Ou rien des deux? Il m’en resterait un à déguster? Bravo encore à Louis! Relire Véro après avoir vu crée une toute nouvelle expérience…merci!

  4. J’ai bien aimé revoir ces vagues à marée haute qui viennent se briser sur la rive. Une question: C’est quoi la substance blanche et collante projetée par les cannettes pendant le carnaval ??!!

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