<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Notre carnaval</title>
	<atom:link href="https://notrecarnaval.ca/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://notrecarnaval.ca</link>
	<description>Un blog familiale de voyages et d&#039;aventures</description>
	<lastBuildDate>Wed, 27 Mar 2024 14:24:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.4.3</generator>

<image>
	<url>https://notrecarnaval.ca/wp-content/uploads/2020/02/faticon_C2-150x150.png</url>
	<title>Notre carnaval</title>
	<link>https://notrecarnaval.ca</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Bilan du voyage</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/bilan-du-voyage/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/bilan-du-voyage/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 21:31:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1923</guid>

					<description><![CDATA[Tout d&#8217;abord, désolé. Je pensais que faire un voyage et écrire des chroniques sur le blog allait bien se mélanger,  comme du beurre de « PINUT » et de la confiture, mais c&#8217;est plutôt comme de l&#8217;eau et de l&#8217;huile pour moi. Je vous écris quand même un petit bilan en quelques points sur ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1923" class="elementor elementor-1923">
				<div class="elementor-element elementor-element-4c7a3b94 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="4c7a3b94" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-4104e06d elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4104e06d" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
			<style>/*! elementor - v3.20.0 - 26-03-2024 */
.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-stacked .elementor-drop-cap{background-color:#69727d;color:#fff}.elementor-widget-text-editor.elementor-drop-cap-view-framed .elementor-drop-cap{color:#69727d;border:3px solid;background-color:transparent}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap{margin-top:8px}.elementor-widget-text-editor:not(.elementor-drop-cap-view-default) .elementor-drop-cap-letter{width:1em;height:1em}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap{float:left;text-align:center;line-height:1;font-size:50px}.elementor-widget-text-editor .elementor-drop-cap-letter{display:inline-block}</style>				<p>Tout d&rsquo;abord, désolé. Je pensais que faire un voyage et écrire des chroniques sur le blog allait bien se mélanger,  comme du beurre de « PINUT » et de la confiture, mais c&rsquo;est plutôt comme de l&rsquo;eau et de l&rsquo;huile pour moi. Je vous écris quand même un petit bilan en quelques points sur ce voyage très éprouvant pour moi.</p><p><b>1.  La distance.</b> Pour moi, la famille et les amis me sauvent au quotidien. Donc être à plus de 6000 km de distance de mon monde, n&rsquo;a pas été de tout repos. Mes parents sont quand même des très bons parents, de pas pires profs, mais disons-le&#8230; ce sont vraiment des amis poches et VRAIMENT limités. Fini les « pranks », fini le bon soccer et fini le langage de « DJEUNE ».</p><p><b>2.  Le confort.</b> OMG, on est tu ben chez nous ! Je pensais que je m&rsquo;en allais dans un Airbnb de luxe++ avec clim et chauffage au mur pis du champagne ! Grave erreur. On était plutôt dans un remix de la maison des bougons version années 70. On inclut aussi la maison des Minimoïs et le Shack à Hector.</p><p><b>3. L&rsquo;intimité.</b> Sujet sensible&#8230; On aurait dit que je revenais dans mes deux premières année de vie. Couche en moins. Par exemple je n&rsquo;en avais jamais autant appris sur le corps humain et oui, grâce à ça, j&rsquo;ai eu 100% à mon éval de science. Il en est de sorte, que j&rsquo;ai plutôt hâte de retrouver ma chambre, histoire de faire mes choses à moi tout seul.</p><p><b>4. La barrière de la langue.</b> Hola, Buenas, Como esta, Puedo jugar, Esta bien, Agua, Que es, Cuanto es, Uno, dos tres, quatro&#8230;, Gracias, Por favor. Voilà, on a fait le tour de mon dictionnaire espagnol, même après quatre mois à baigner dans cette langue. Plutôt difficile de pouvoir engager une conversation  »su le sens du monde » avec des petits latinos dont je commence à avoir le teint. C&rsquo;est pourquoi la barrière de la langue ne m&rsquo;a pas facilité la tâche.</p><p><b>5. Le soccer (fùtbol).</b> Une chance que je fais ce sport, et pas du hockey, puisque comme vous vous en doutez, les patinoires manquent, à l&rsquo;exception d&rsquo;UNE fois à Playa Del Carmen où il a fallu attendre 1 h 30 pour 5 minutes de patin. Bref, les petits Mexicains, Costa Ricains et Colombiens adorent jouer au ballon rond. Une fois, tous les soirs à Mexico City, je retrouvais une bande de quatre amis de 12 à 16 ans pour jouer. Ensuite, j&rsquo;ai beaucoup aimé jouer avec le petit Santiago sur la plage à Rincon Del Mar. Quel pro pour un petit de 10 ans !</p><p><b>6. Mon BEST-OF.</b> Ce voyage n&rsquo;a pas été que du négatif. J&rsquo;ai adoré faire la corde de tarzan à La Fortuna, me baigner dans les grandes vagues du Pacifique, voir les poissons, aller dans un cenote, boire du Coca mexicain, faire la grasse matinée, jouer aux cartes tard, mais surtout&#8230; réussir un voyage de quatre mois après avoir dit: Non, je veux retourner à la maison le jour 3 ! Merci papa et maman pour cette expérience magnifique et je peux enfin dire la phrase que j&rsquo;attends depuis quatre mois: <b>je l&rsquo;ai fait !</b></p>						</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/bilan-du-voyage/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>9</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Faire le point</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/faire-le-point/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/faire-le-point/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2024 15:03:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1672</guid>

					<description><![CDATA[Sur notre plage loin de tout, à quelques jours de retrouver la maison, il est difficile de ne pas se laisser aller à un exercice de ménage de souvenirs et de bilan des courses. Ce que nous avons vécu dépasse largement la liste des lieux visités et les images de coucher de soleil. Nous savions [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1672" class="elementor elementor-1672">
				<div class="elementor-element elementor-element-550573ec e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="550573ec" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-265082a1 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="265082a1" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Sur notre plage loin de tout, à quelques jours de retrouver la maison, il est difficile de ne pas se laisser aller à un exercice de ménage de souvenirs et de bilan des courses. Ce que nous avons vécu dépasse largement la liste des lieux visités et les images de coucher de soleil. Nous savions que nous nous embarquions dans une grande aventure humaine. Cependant, le savoir dans sa tête et le vivre dans son corps, dans son cœur et dans ses tripes, parfois au sens très littéral, c&rsquo;est autre chose. Jamais je ne regretterai nos choix, même si avec le recul, on aurait peut-être fait différemment&#8230; ou pas finalement. On reste avec le bonheur immense de l&rsquo;avoir fait. Ensemble. En famille. Comme on le souhaitait et comme on est.</p><p>Juste l&rsquo;exercice de vivre ensemble, dans une seule pièce pendant près de quatre mois, ça mérite une médaille ! Nous avons confronté nos façons de vivre à une autre réalité. L&rsquo;individuel a fait place au collectif, tant pour les transports que pour les services. Le confort a fait place à la rusticité. L&rsquo;abondance a fait place à la frugalité. Et au final, malgré les tensions et quelques prises de becs, c&rsquo;est la vie qui triomphe. J&rsquo;espère que certaines habitudes, les bonnes surtout, passeront l&rsquo;épreuve du retour. On verra. Dans tous les cas, cette aventure continuera d&rsquo;instiller son venin bénéfique dans nos veines, ça j&rsquo;en suis certaine. Et j&rsquo;ai maintenant la force du scorpion et Léo celle de la méduse !</p><p>Le bruit des vagues va me manquer. Les gens vont me manquer. Les petits <i>lagardo</i> vont me manquer. Être ensemble en permanence, davantage avec Léonard, et nous voir évoluer dans toutes sortes de situations, va me manquer. On commence néanmoins à avoir hâte de revoir notre monde. L&rsquo;espoir d&rsquo;une vraie douche chaude avec de la pression commence à se faire sentir. On ne le dit pas trop fort, mais la neige et le froid manquent à la majorité d&rsquo;entre nous. Louis souhaite que sa complète dissidence sur ce point soit notée au procès-verbal.</p><p>Sans entrer dans les détails, nous avons vécu des départs durant notre absence. Certains brutaux et rapides. Ça m&rsquo;a encore plus fait réaliser combien la vie est courte, précieuse et imprévisible. Il faut la vivre sans attendre et faire toujours plus de place au merveilleux qu&rsquo;à l&rsquo;ordinaire. Votre carnaval est ou sera vraisemblablement différent du nôtre, mais n&rsquo;hésitez pas à le vivre pleinement et maintenant.</p><p>Mes yeux sont assez embués&#8230;</p><p>Liste des conseils et leçons avec l&rsquo;expérience, en plus de ceux glissés dans les différentes chroniques, pour un long voyage en Amérique latine :</p><p>1. On n&rsquo;a vraiment pas besoin de grand-chose pour vivre. Même en bagage à mains pour quatre mois, on avait bien assez, voire un peu trop, de matériel. Cette façon de voyager réduit réellement les coûts, les risques et les douleurs lombaires. Ce que nous avons eu de trop et qui n&rsquo;est pas essentiel ? La pharmacie. Si vous voyagez en solo très loin des sentiers balisés, peut-être. Sinon, n&rsquo;apportez que vos médicaments de prescription ou ceux qui pourraient être difficiles à retrouver comme mes précieux Aerius. Il y a des pharmacies partout, en plus des grandes surfaces, et ce n&rsquo;est jamais difficile de tout trouver quand on en a besoin. Intéressant aussi, dans la majorité des pharmacies, on peut acheter les produits à l&rsquo;unité ou à la plaquette. Pensez seulement à prendre en photo la notice pour la posologie. Mention spéciale pour les sachets de poudre de solution de réhydratation. La boisson Electrolyte est LA boisson officielle de l&rsquo;Amérique latine et est en vente partout pour quelques pesos ou colones. Mention encore plus spéciale pour les gouttes de pristine. L&rsquo;eau embouteillée est parfois dispendieuse, mais elle est accessible vraiment partout.</p><p>2. Apprendre la langue un peu avant et persévérer, même si vous avez l&rsquo;air pas très intelligent avec vos mimes et votre accent. Même si vous ne possédez que les bases, ça change le regard de l&rsquo;autre et ça fait une expérience tellement plus intéressante. Nous avons vécu la même chose en Chine, en Finlande et en Suisse allemande. Faire l&rsquo;effort de se rapprocher de la population en s&rsquo;adressant à elle dans sa langue, même si ce n&rsquo;est que pour Bonjour et Merci, ça ouvre toutes les portes.</p><p>3. Nous n&rsquo;avons finalement jamais utilisé nos pochettes ventrales camouflage. Nous avons toujours limité notre porte-monnaie à un peu d&rsquo;espèces, une carte de crédit et une pièce d&rsquo;identité et jamais, nous ne nous sommes sentis insécures. Cependant, nous avons vraiment bien utilisé et même refait le plein de sacs Ziploc. Grands ou petits, ils servent à tout. Protection des cellulaires, restes d&rsquo;aliments, vêtements mouillés, items de toilettes, coquillages, poubelle portative. On n&rsquo;en voit jamais la fin.</p><p>4. Nous avons aussi largement surutilisé nos serviettes en microfibres. Comme serviettes, qui ne prennent pas de place, sèchent en 10 secondes et ne ramassent pas de sable, mais aussi comme couverture, comme parasol, comme robe de plage ou pagne, comme nappe, comme linge à vaisselle, etc. Après quatre mois, devinez quoi : elles ont toujours l&rsquo;air neuves. Un incontournable !</p><p>5. Nous partions et revenions dans le froid, ça facilite le choix d&rsquo;apporter au moins un kit de long et chaud. Plus d&rsquo;un, c&rsquo;est trop. Aucun, c&rsquo;est une mauvaise idée compte tenu des endroits ou transports climatisés. Privilégier le long léger et multiusage comme les vêtements qui font aussi écran solaire. Dans le besoin, en cas de petite fraiche, utiliser vos serviettes microfibres comme châle !</p><p>6. Nous avons été parfaitement satisfaits de notre forfait très minimal FIZZ et de nos ajouts en itinérance. Pour 45 $, deux ajouts de 1GO à 20 $ et un à 5 $, nous avons pu faire toutes nos choses en gardant nos coordonnées personnelles. L&rsquo;option de cartes SIM locales auraient probablement été <i>barata</i>, mais moins conviviale.</p><p>7. Nous avons beaucoup, nous excluant la personne qui écrit au profit de Louis, magasiné nos billets d&rsquo;avion et presque toujours pris l&rsquo;option la moins dispendieuse avec le transporteur local : Air Mexico, Volaris, Avianca et Arajet pour le retour avec une escale en République dominicaine. Nous n&rsquo;avons eu aucun soucis, aucun décalage, un service impeccable chaque fois. D&rsquo;un autre côté, nous avons eu des histoires moins glorieuses avec des grands transporteurs. Bref, les risques sont pas mal les mêmes, qu&rsquo;on choisisse la petite ou la grande compagnie. Quand on fait x 3 pour chaque billet, autant y aller pour le moins <i>caro</i>.</p><p>8. Ramener des souvenirs, pour soi et pour les autres, est une tradition assez bien implantée. Quand on voyage léger et près de ses sous comme nous, il y a moyen de s&rsquo;en sortir. Une applique aimantée par destination. Elles font la plus chouette des mosaïques sur le frigo du chalet. Pour la famille et les amis, voici mon quatuor habituel : des sacs réutilisables d&rsquo;épicerie, des paquets d&rsquo;allumettes aux couleurs locales, des bonbons à partager et des épices. Mon ami Jacky a aussi le truc des linges à vaisselle, souvent pas très dispendieux et qui se glissent bien entre deux t-shirts.</p><p>9. Nous sommes partis avec environ 100 $US et environ 50 $MX, cadeau de tante Claire et restant de voyages antérieurs. Nous n&rsquo;avons jamais fait affaire avec les bureaux de change ou les guichets d&rsquo;aéroport. Nous avons toujours attendu d&rsquo;être en ville pour retirer des sous dans les guichets réguliers. La majorité sont compatibles avec nos cartes, rechercher le sigle CIRIUS. N&rsquo;hésitez pas à en essayer quelques-uns, sans procéder à la transaction, pour comparer les frais et le taux de change. Les différences sont parfois importantes. Dans la majorité des cas, le paiement par carte de crédit est plus avantageux, tant pour les frais que le taux de change.</p><p>10. Les transports collectifs routiers sont très accessibles et la façon classique de se déplacer. Il y a des applications générales, qui permettent d&rsquo;avoir une vue d&rsquo;ensemble des possibilités comme pour les vols, et ensuite locales pour chacun des pays ou coin de pays. Procéder d&rsquo;avance et par internet à l&rsquo;achat des billets peut prendre un peu plus de temps, mais permet d&rsquo;éviter la cohue qui prévaut souvent dans les <i>Terminales</i> et de réserver son siège. Nous vous suggérons dans le général : bookaway.com, checkmybus.com, busbud.com. Pour le Mexique, l&rsquo;incontournable ADO.com.mx de la compagnie du même nom. Pour le Costa Rica, on n&rsquo;en a pas trouvé et utilisé que les sites généraux pour les autobus et les navettes. Pour la Colombie, expressobasilia.com aussi de la compagnie du même nom.</p><p>Et comme pour tout dans la vie, prendre le temps de se parler pour bien faire émerger le consensus sur le genre d&rsquo;aventure qu&rsquo;on souhaite vivre. Exprimer nos souhaits, nos besoins, nos limites, mais aussi nos nouvelles capacités. S&rsquo;adapter, s&rsquo;écouter, se pardonner, s&rsquo;aimer. Bon revoilà l&rsquo;humidité oculaire en hausse&#8230; la mer m&rsquo;appelle ! </p>						</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/faire-le-point/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ne rien faire &#8211; Rincon Del Mar</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/ne-rien-faire-rincon-del-mar/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/ne-rien-faire-rincon-del-mar/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 22:18:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1831</guid>

					<description><![CDATA[Il nous restait un défi, comme une ultime frontière à franchir, soit apprivoiser l&#8217;art de ne rien faire. Attention, nous avons à plusieurs reprises durant ce voyage pris des pauses et dans notre vie, il nous est arrivé de nous reposer. Notre quête était ailleurs. Ne vraiment rien faire pendant 17 jours, juste rester là [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1831" class="elementor elementor-1831">
				<div class="elementor-element elementor-element-4a3afdc6 e-con-full e-flex e-con e-parent" data-id="4a3afdc6" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
				<div class="elementor-element elementor-element-1358e690 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="1358e690" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Il nous restait un défi, comme une ultime frontière à franchir, soit apprivoiser l&rsquo;art de ne rien faire. Attention, nous avons à plusieurs reprises durant ce voyage pris des pauses et dans notre vie, il nous est arrivé de nous reposer. Notre quête était ailleurs. Ne vraiment <b>rien</b> faire pendant 17 jours, juste rester là et vivre. Pour ça, il fallait trouver un lieu à la hauteur de notre anti-projet. Un endroit beau et inspirant, avec un minimum de services, mais pas encore trop développé sur le plan touristique. Ça a l&rsquo;air facile dit de même, mais ça ne l&rsquo;est pas tant que ça. Il y a plus d&rsquo;un an, nos recherches nous avaient orientées vers Rincon Del Mar, un tout petit village de pêcheurs à environ 30 minutes de San Onofre et deux heures de Cartagena. Comme un Playa del Carmen il y a 35 ans. On a fait notre choix, trouvé notre point de chute et on n&rsquo;a pas regretté.</p><p>Cependant, en une seule année, la situation a beaucoup évoluée et on sent déjà que d&rsquo;ici à 2 ou 3 ans, ce sera tout un autre univers. La route est nouvellement asphaltée entre la ville de San Onofre et village. Lors de notre passage, les équipes étaient mobilisées pour implanter la nouvelle ligne électrique à grande puissance. La plage est désormais cordée de petits hôtels, restaurants et bar. Il n&rsquo;y a pour ainsi dire plus de bateaux de pêcheurs, tous convertis en bateau de transport de touristes. Et ici aussi, on a été à même de le constater en direct, la plage est peu à peu grugée par la mer. En un an, elle a fondu de presque la moitié. Durant notre séjour, elle a perdu pas loin de deux pieds en raison d&rsquo;un phénomène de grandes marées ou de la hausse du niveau de la mer, qui sait ? Les gens sont gentils et relativement accueillants, mais on sent une certaine fatigue. Comme s&rsquo;ils étaient contents d&rsquo;améliorer leur sort économiquement, tout en ayant la nostalgie de leur village d&rsquo;avant. Ça donne comme un adolescent en mutation. On retrouve encore beaucoup du petit garçon naïf et mignon tout en ne le sentant pas tout à fait l&rsquo;aise dans son nouveau corps. Comme à la croisée des chemins. Est-ce qu&rsquo;il réussira à traverser l&rsquo;âge ingrat pour devenir un adulte beau et fort duquel tout le monde voudra dire que c&rsquo;est un peu grâce à lui ? Est-ce qu&rsquo;il va mal virer au point où on se dira tous : pourtant il était si adorable petit, qu&rsquo;est-ce qui a bien pu se passer ? Néanmoins, pour l&rsquo;heure, l&rsquo;endroit est toujours charmant, tranquille et il n&rsquo;y a encore vraiment pas grand-chose à faire que de rester là à regarder la mer.</p><p>Nous séjournons dans une maison, entre gite et hôtel, directement sur la plage, avec le coucher de soleil devant nous tous les soirs. La grosse vie sale ! Nous occupons une grande chambre climatisée de nuit au deuxième étage et qui donne aussi sur la mer. Je crois qu&rsquo;au retour, je vais chercher le bruit des vagues dans ma montagne. Le premier étage est un très grand espace commun avec une immense cuisine moderne et très bien équipée. Des espaces pour manger, lire, jouer aux cartes et même jouer au foot ! On ouvre la porte, on fait 10 pas et on est sous notre pergola de feuilles de palmiers, confortablement assis sur des chaises face à la mer. On peut se déplacer vers la pointe, si on veut un peu plus d&rsquo;intimité, faire une excursion plage d&rsquo;une journée dans une des petites iles autour ou aller se baigner de nuit dans le plancton bioluminescent. On peut aussi faire une balade dans les mangroves. Presque tout le monde vient pour 2 à 5 jours et a fait le tour. La face de tous ceux à qui on a dit qu&rsquo;on s&rsquo;installait ici pour 17 jours valait 50 000 $C ! Qui dit pension, dit autres résidents. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;aspect que j&rsquo;ai le plus aimé de notre séjour, le mélange des gens. La plupart des colombiens, de différentes régions, mais aussi des Argentins, des Anglais et des Français. Beaucoup de Français ! Aparté, un genre de tourbillon, entre promotion formelle et bouche-à-oreille, a créé un arrivage soutenu d&rsquo;habitants de l&rsquo;hexagone de passage ou installés pour de bon. Ça change l&rsquo;ambiance sonore, mais ça donne aussi des restaurants différents comme Che !, Pizza Delicat&rsquo;Jess et Harry. J&rsquo;ai plus discuté en espagnol, avec les résidents et Karen en charge de la pension, en 15 jours que durant tout notre voyage ! Merci à vous : Louis de Paris, Andres et son chum de Cucuta, Fanny et David de Bogota, Luis, Carolina, Chloe et Lola de Buenos Aires, Norma et Jon de Cali, le groupe de femmes de Barichara avec Diana la reine des abeilles et surtout Filipe et Sara de Medelin de nous avoir accueillis dans vos vies quelques jours et ouvert les yeux sur votre coin de pays. Merci aussi à Fredis, le mari de Karen, pour son intervention rapide au vinaigre quand Léonard a été lâchement attaqué par une maudite grosse méduse <i>mala agua</i> sur les deux jambes. Va falloir revenir, tous ces gens nous ont personnellement invités à les visiter !</p><p>Le village est encore très modeste et tranquille. Une rue principale en terre et quelques petites rues transversales. Il y a plusieurs restaurants et bar, surtout sur la plage, qui ne sont pas toujours affichés comme tel. On peut aussi se faire offrir de cuisiner pour nous et nous apporter le tout à la maison. L&rsquo;électricité est parfois absente de jour, le réseau internet ni puissant ni fiable, les distractions limitées. La grande paix quoi ! Au début, ça donne un peu le vertige quand on est habitué d&rsquo;avoir le contrôle et tout à proximité. Après un certain temps, comme nous le pensions et le souhaitions, on pogne un autre rythme. On grapille quelques fruits au marchand du coin. On cuisine des choses simples. On profite des vendeurs ambulants sur la plage, comme cette femme merveilleuse qui passait presque tous les après-midi avec des biscuits de coco comme des genres de chaussons à la fibre et au lait de coco sublime pour 1 500 $C, soit 50 sous. On va se gâter dans un des restos. On fait des expéditions pour le gros bidon d&rsquo;eau au 3 jours, sous le regard amusé des locaux et on vit à la puissance 1000. Du reste, on n&rsquo;est pas trop en décalage avec les locaux qui ont comme principale activité de détente de s&rsquo;installer à l&rsquo;ombre pour regarder passer les gens. Comme au Québec, on veille à balconville !</p><p>La moyenne d&rsquo;âge est d&rsquo;environ&#8230; 8 ans ? Selon Louis, quand il n&rsquo;y a rien à faire, et selon moi quand on est dans un pays catholique pratiquant, ça a un effet très positif sur la natalité. Il y a des enfants partout, au plus grand plaisir de Léonard qui a enfin retrouvé des copains de jeu plus intéressants que nous deux. Ils sont aussi tous positivement adorables, souriants, joueurs, espiègles et maîtres de la plage. Un petit bonhomme de l&rsquo;âge de Léo nous a d&rsquo;ailleurs préparé nos drinks au bar de plage. Les petits entre 1 et 3 ans sont mes favoris, je ne me lasserai jamais de les regarder. Je voulais en ramener un en souvenir, mais selon Léonard, ce serait interdit. </p><p>L&rsquo;achat d&rsquo;un ballon de soccer au Costa Rica aura aussi grandement contribué à nouer des liens. Il a développé une très belle amitié avec Santiago, le fils de 10 ans de Karen. Les images de leurs matchs 2 contre 2 dans le lobby ou en groupe sur la plage, l&rsquo;attaque des grosses vagues ou cette fois à chanter à tue-tête des chansons traditionnelles comme l&rsquo;hymne de Rincon Del Mar me resteront gravées en mémoire longtemps. Surtout le moment où Léo a tenté de leur faire chanter en écho la Ziguezon. Un moment d&rsquo;anthologie ! Je vais aussi me rappeler notre deuxième matin quand, vers 7h, j&rsquo;ai été réveillée par des petits cognements à la porte de notre chambre au deuxième étage. J&rsquo;ouvre à moitié endormie pour découvrir deux petites faces avec de très grands sourires et les mains tendues qui me disent : <i>El balon</i> ? Depuis, on le laisse en bas.</p><p>On aura réussi à ne rien faire et à se reposer presque complètement avant de se mettre en route pour le voyage de retour. Le décompte est maintenant amorcé. Dans moins de sept dodos, on sera chez nous. Célia Cruz aura été la trame de notre projet, Patrice Michaud la trame de notre départ et pour le retour&#8230; J&rsquo;hésite entre JP Ferland : Je reviens chez-nous, Charlebois : Je reviendrai à Montréal ou Ariane Moffatt : Montréal. Que voulez-vous, il y a un grand manque de <i>tounes</i> de retour à Stoneham-et-Tewkesbury !</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-1d75f8c elementor-widget elementor-widget-video" data-id="1d75f8c" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/3g6NXJHES18&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
			<style>/*! elementor - v3.20.0 - 26-03-2024 */
.elementor-widget-video .elementor-widget-container{overflow:hidden;transform:translateZ(0)}.elementor-widget-video .elementor-wrapper{aspect-ratio:var(--video-aspect-ratio)}.elementor-widget-video .elementor-wrapper iframe,.elementor-widget-video .elementor-wrapper video{height:100%;width:100%;display:flex;border:none;background-color:#000}@supports not (aspect-ratio:1/1){.elementor-widget-video .elementor-wrapper{position:relative;overflow:hidden;height:0;padding-bottom:calc(100% / var(--video-aspect-ratio))}.elementor-widget-video .elementor-wrapper iframe,.elementor-widget-video .elementor-wrapper video{position:absolute;top:0;right:0;bottom:0;left:0}}.elementor-widget-video .elementor-open-inline .elementor-custom-embed-image-overlay{position:absolute;top:0;right:0;bottom:0;left:0;background-size:cover;background-position:50%}.elementor-widget-video .elementor-custom-embed-image-overlay{cursor:pointer;text-align:center}.elementor-widget-video .elementor-custom-embed-image-overlay:hover .elementor-custom-embed-play i{opacity:1}.elementor-widget-video .elementor-custom-embed-image-overlay img{display:block;width:100%;aspect-ratio:var(--video-aspect-ratio);-o-object-fit:cover;object-fit:cover;-o-object-position:center center;object-position:center center}@supports not (aspect-ratio:1/1){.elementor-widget-video .elementor-custom-embed-image-overlay{position:relative;overflow:hidden;height:0;padding-bottom:calc(100% / var(--video-aspect-ratio))}.elementor-widget-video .elementor-custom-embed-image-overlay img{position:absolute;top:0;right:0;bottom:0;left:0}}.elementor-widget-video .e-hosted-video .elementor-video{-o-object-fit:cover;object-fit:cover}.e-con-inner>.elementor-widget-video,.e-con>.elementor-widget-video{width:var(--container-widget-width);--flex-grow:var(--container-widget-flex-grow)}</style>		<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/ne-rien-faire-rincon-del-mar/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Explorer &#8211; Cartagena y Santa Marta</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/explorer-caratgena-y-santa-marta/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/explorer-caratgena-y-santa-marta/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Feb 2024 16:10:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1667</guid>

					<description><![CDATA[Une dernière fois nous avons fait nos bagages pour un déracinement complet et un changement de pays et de continent. Et oui, déjà ! Cette fois, que du nouveau pour nous trois. Jamais nous n&#8217;étions descendus autant au Sud, ce qui nous permet de dire que nous avons fait les trois Amériques ! Le choix [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1667" class="elementor elementor-1667">
				<div class="elementor-element elementor-element-1950c80e e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="1950c80e" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-4409b877 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4409b877" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Une dernière fois nous avons fait nos bagages pour un déracinement complet et un changement de pays et de continent. Et oui, déjà ! Cette fois, que du nouveau pour nous trois. Jamais nous n&rsquo;étions descendus autant au Sud, ce qui nous permet de dire que nous avons fait les trois Amériques ! Le choix de la Colombie en avait surpris plus d&rsquo;un lors de l&rsquo;annonce. Cette destination n&rsquo;est pas dans le carré d&rsquo;As des destinations tropicales et elle traine aussi un passé de sécurité variable qui peut en freiner plusieurs. En fait, la Colombie nous a choisi, alors qu&rsquo;au départ nous avions plus le Guatemala ou le Salvador en tête. D&rsquo;abord notre ami Serge amateur de Kite Surf qui y va maintenant depuis quelques années. Il nous racontait des étoiles dans les yeux combien il avait redécouvert le plaisir de ses premiers voyages dans le sud dans un lieu chargé d&rsquo;histoire et de merveilles où les rencontres vraies sont encore possibles. Ensuite, notre voisine Marina qui nous parlait de la gentillesse de son peuple et des beautés de son pays souvent mal perçu. Et finalement, ma collègue Silvia qui a fini de me convaincre avec sa passion pour l&rsquo;histoire, les gens et les trésors de son pays. Allez, ce sera la Colombie en grande finale de notre aventure ! Comme toujours, nous avons limité notre voyage à une région, soit le Nord qui borde la mer des Caraïbes. Quelques jours dans la belle Carthagène des Indes, une semaine à Santa Marta et un dernier 17 jours dans un minuscule village de pêcheurs près de San Onofre, supposément encore relativement vierge de grand tourisme, Rincon del Mar.</p>
<p><b style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5); color: var(--ast-global-color-3);">Carthagène des Indes</b></p>
<p>Nous avions uniquement 3 jours dans la capitale de l&rsquo;État du Bolivar, lors de notre arrivée. Nous avions peur que ce soit court, mais c&rsquo;était parfait. Comme Québec en fait, la ville est grande, mais le quartier historique à l&rsquo;intérieur des fortifications&nbsp;<i>amurallada</i>&nbsp;est restreint et se visite de bout en bout en 45 minutes. Il y a bien certainement un autre Cartagena, tout comme Québec ne se limite pas au Vieux, mais en trois jours nous avons fait le tour de la portion plus classique et profité de l&rsquo;ambiance des quartiers centraux. Cartagena est jolie comme une robe de dentelle. Les rues étroites, les façades colorées, l&rsquo;animation et les calèches clip clop clip clop&#8230; comme le Vieux-Québec en espagnol je vous dis ! Les murailles sont accessibles et on peut faire une magnifique promenade tout le tour ou comme Léo s&rsquo;y promener en trotinette électrique. Première surprise, le positionnement de la ville permet de voir le soleil se coucher sur la mer des Caraïbes, une première pour nous. Des murailles, avec la mer qui frappe la digue et le soleil qui descend et embrase le ciel, c&rsquo;est vraiment beau. Merci à Silvia pour la suggestion de la <i>Serrezuela</i>, anciennes arènes de la ville transformées en centre d&rsquo;achat moderne. Comme on dit ici, <i>muy hermosa</i> ! Nous avons aussi beaucoup aimé nos deux balades, de jour ET de soir, dans l&rsquo;intense quartier Getsemani. On en aurait même pris un peu plus, mais l&rsquo;action ne sied pas bien aux moins de 13 ans. Nous avons eu la chance d&rsquo;être en ville pour la fin de semaine, ça veut dire beaucoup de mariages et de fiesta de <i>quince anos</i>. Que d&rsquo;ambiance ! Deux découvertes majeures en terminant. Exito! chaîne de supermachés économiques où il y a souvent une cafeteria très respectable et <i>barata</i>, nouveau mot préféré de Louis. Ils ont aussi des guichets de plusieurs banques où retirer facilement des sous. Et finalement, attention : Dollarama est installé en Colombie sous le nom Dollarcity ! C&rsquo;est vraiment des Dollarama avec les mêmes paniers qui nous donnaient les consignes en français, les mêmes bébelles et surtout, organisés de la même façon. Toujours drôle quand dans un magasin qu&rsquo;on visite pour la première fois, dans une nouvelle ville, dans un nouveau pays, dans un nouveau continent, ton homme cherche des filtres à café et que tu peux lui dire sans hésiter : première rangée à peu près dans le milieu à gauche&#8230; et avoir raison !</p>
<p><b style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5); color: var(--ast-global-color-3);">Ajout de dernière minute !&nbsp;</b><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5);">Comme notre vol de retour était très tôt le matin, nous avions réservé une chambre dans une petite maison à moins de 400 mètres de l&rsquo;aéroport. Nous pensions que ce serait le grand désert autour et prévu de revenir vers le centre de Cartagena pour notre dernier soir. Surprise ! L&rsquo;aéroport n&rsquo;est pas très grand et le quartier autour</span><i style="font-weight: inherit; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5);">&nbsp;Crespo</i><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5);"> est charmant en plus d&rsquo;être très sécuritaire. On a dit au revoir à la mer sur une des jetées accessibles via la zone piétonne et cyclable,&nbsp;en regardant les prouesses des kite-surfeurs. On a fait nos derniers achats de souvenirs et grignotines pour le vol au Exito! pour une fraction du prix. On a soupé dans un petit resto sympa pour finalement revenir dans </span><i style="font-weight: inherit; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5);">La Casa Azul</i><span style="font-style: inherit; font-weight: inherit; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5);"> d&rsquo;Isabel pour nos quelques heures de sommeil. Le lendemain, sac au dos, nous avons rejoint l&rsquo;aéroport Raphael Nunez en moins de 10 minutes. Nous vous recommandons fortement de faire de même si vous passez par là.</span></p>
<p><b style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5); color: var(--ast-global-color-3);">Santa Marta</b></p>
<p>En plus de notre petit coin de paradis secret, nous avions choisi de faire un seul autre endroit en remontant vers l&rsquo;Est : Santa Marta. Nous avions fait ce choix, il y a plus d&rsquo;un an, en souhaitant combiner la ville et les alentours soit la réserve naturelle de Tayrona. Quelques semaines avant d&rsquo;arriver, lors de mes recherches plus précises en prévision de notre visite, je découvre que pour des motifs très nobles de maintien de l&rsquo;équilibre écologique et pour permettre au peuple natif de procéder à certains rites sacrés, on ferme le parc 3 fois l&rsquo;an pour 2 semaines. Bingo durant nos dates ! Et alors, la ville a de quoi nous occuper et deux surprises nous attendaient. Premièrement, mon amie Sylvie et son homme Jean-François seraient dans un petit village à moins de 15 minutes pendant nos dates. Nous avons eu la chance de passer la journée avec eux dans le petit village de Tatanga. Deuxième surprise, nous étions en ville pour la fin de semaine qui précède le mardi gras, ce qui est synonyme de CARNAVAL ! Celui de Santa Marta est moins gros que celui de Baranquilla, mais nous a donné juste assez d&rsquo;émotions. Tous les habitants habillés en fluo ou en tenu d&rsquo;un des personnages traditionnels, de la musique, de la danse et une curieuse tradition qui consiste à lancer beaucoup de poudre blanche, en petite boites de carton pour les puristes et en bombe aérosol de neige artificielle pour les plus extravagants, sur les gens qui défilent. Faut voir ça au moins une fois dans sa vie : check !</p>
<p>Pour s&rsquo;y rendre, il faut traverser un bras de mer entre Baranquilla et la côte de la province de Magdalena. Nous avons ainsi eu la chance de voir les villages de pêcheurs sur pilotis et un village construit pratiquement sur une décharge. Pour nous tous, pour Léonard un cran de plus, ça reste difficile à accepter. Durant le voyage, le chauffeur fait des arrêts pour faire monter des vendeurs itinérants qui offrent des boissons, des grignotines et comme repas des <i>aripe</i> (galettes de farine de maïs fourrée à la viande, au fromage ou aux oeufs). Anecdote et prise de position éditoriale ! Une française, bien installée à la climatisation, les pieds à l&rsquo;air accotés sur le banc à côté de Louis, a cherché à négocier tout sourire son repas de moitié après l&rsquo;avoir mangé. Elle a réussi. Le brave marchand a accepté son 5 000 $C au lieu des 10 000 $C demandés pour une grande <i>aripe</i> au fromage livrée chaude dans ses mains avec serviette de papier. La différence pour elle ? Moins de 1 euro. J&rsquo;étais tellement gênée pour toute la francophonie que j&rsquo;ai dit à Léo de me parler uniquement par signes ou en anglais pour le reste du trajet. Si j&rsquo;avais eu du change, je crois que je compensais le montant. Je me suis contenté de lui faire mon plus noble regard de mépris.&nbsp;Il faut parfois négocier et ne pas se faire avoir, mais non de non faut aussi savoir reconnaître sa chance et être respectueux.</p>
<p>Nous avons séjourné dans un chouette appartement, très simple, mais avec deux chambres séparées des pièces de vie cuisine, salon, salle à manger. Léonard en a eu les yeux embués. C&rsquo;est aussi pour ça qu&rsquo;on voyage, redécouvrir le bonheur dans les très petites choses comme une chambre à toi tout seul. Nous étions dans le <i>barrio El Cundi</i>, un quartier familial très sympathique à proximité du centre historique et du bord de la mer. Si vous y venez, tentez la montée sur la colline pour atteindre la statut de la vierge de Cundi, entrée sur le calle 18 entre l&rsquo;avenida 15 et 14. Il n&rsquo;y a pas énormément de choses à faire, nous avons fait les classiques comme la visite de l&rsquo;endroit où Simon Bolivar est mort la <i>Quinta de San Pedro Alejandrino</i>, mais c&rsquo;est une ville intéressante à découvrir. On peut aussi, en dehors du Parc de Tayrona, visiter les petits villages en montagne comme Minca et les plantations de café. Nous avons aussi réussi, grâce à Louis le hacker du dimanche, à écouter le Super Bowl avec un NFLpass au prix de 1,75 $. Il y a des avantages à être dans un marché que la NFL veut conquérir.</p>
<p>Je garde pour une chronique distincte notre séjour au bout du monde qui est en soit un récit.</p>
<p>Dire qu&rsquo;on a vu la Colombie avec notre itinéraire, c&rsquo;est un peu comme décrire le Québec en ayant visité juste la Gaspésie. Néanmoins, une&nbsp;dernière fois pour votre plus grand plaisir et le nôtre, la Colombie en 10 points&nbsp; :</p>
<p>1.&nbsp;Les colombiens parlent très vite en général et dans notre région du nord, surtout dans les petits villages, ils avalent des syllabes ou modifient certaines prononciations. Selon Léo, ça donne à peu près ceci : Dangdiguidangdiguidangdiguidang ! Nous avions atteint ce que nous croyions être un niveau d&rsquo;espagnol respectable, mais nous avons encore une fois eu une belle leçon d&rsquo;humilité en revenant aux bases. Ils sont aussi gentils, aimables, avenants et curieux, même si ce n&rsquo;est pas évident à l&rsquo;approche. Ils restent un peu sur leur garde, peuvent nous sembler dures, distants voire froids au premier contact. Persistez, ils se révéleront pour votre plus grand bonheur. Mon souvenir le plus fort sera de déambuler dans les rues en sentant les petits yeux plissés nous suivre pour ensuite soutenir le regard en souhaitant le bonjour convenablement et voir les sourires radieux apparaître en me rendant la pareil.</p>
<p>2. Si au Costa Rica les chauffeurs d&rsquo;autobus se disent bonjour avec leurs klaxons, en Colombie le klaxon est la base de la signalisation routière comme des salutations. Pas les klaxons intempestifs des grandes villes d&rsquo;Europe ou même de Mexico. Des petits coups, bip-bip. Rien de bien agressif&#8230; mais tout le temps ! Pour annoncer son arrivée, pour indiquer sa présence sur la route, pour saluer un ami, pour dépasser sur l&rsquo;autoroute, pour récupérer de la marchandise, pour offrir ses services de transport en moto ou en taxi et même pour créer de l&rsquo;ambiance selon mon analyse fine. Moi ça m&rsquo;a fait sourire. Louis et Léo, les ultrasensibles des oreilles, en grinçaient des dents.</p>
<p>3. Comme toutes les latines, les colombiennes soignent leur apparence. Ongles, cheveux, peau, dents, maquillage et&#8230; sourcils ! Dans les rues de Cartagena comme de Santa Marta, mais aussi dans notre micro village de Rincon Del Mar, des kiosques sont là directement sur la rue pour épiler, raser, dessiner, placer et embellir l&rsquo;arcade sourcilière. Je ne pensais pas qu&rsquo;il y avait autant de manière différentes de porter le sourcil.</p>
<p>4. Ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;intéressant à visiter plusieurs pays d&rsquo;Amérique latine est de constater les différences alors que de l&rsquo;extérieur on pense que c&rsquo;est un bloc. Juste pour les termes. Prenons l&rsquo;exemple le caramel. Au Mexique comme au Costa Rica, on dit <i>caramelo</i> alors qu&rsquo;en Colombie on dit <i>arequipe</i>. On dit pour les arachides <i>cacahuetes</i>&nbsp;et <i>mantequilla de cacahuetes</i> au Mexique, mais <i>mani</i>&nbsp;et <i>crema de mani </i>en Colombie. Les salutations et les formules de politesse sont toujours à réapprivoiser.&nbsp; En Colombie on fait souvent court avec <i>Hola</i> ou <i>Buenas</i>, mais la phrase qui revient toujours quand on entre dans un commerce est <i>A la orden</i> ! Au début, nous étions un peu perplexe de se faire demander de donner notre commande à peine passé le pas de la porte et encore plus en quittant. Nous avons enfin compris que ce n&rsquo;était qu&rsquo;une expression pour dire grosso-modo <i>Je suis à vos ordres</i>, comprendre à votre service. Les colombiens disent aussi très souvent <i>listo</i>, pour démontrer qu&rsquo;ils ont compris ou que tout est bon. Finalement, beaucoup d&rsquo;aliments sont ici vendu dans des sacs de plastique de différentes tailles. Le lait, le yogourt, les sauces et même l&rsquo;eau. Il y a partout des petits sacs d&rsquo;eau qui nous ont fait penser aux poches de jus du Perette de notre enfance. Et comme partout au sud du Rio Grande, des sucettes glacées maison de toutes les couleurs et de toutes les saveurs dans des petites pochettes de plastique. Celles au coco et au tamarindo vont me manquer.</p>
<p>5. Le pays est comme on nous l&rsquo;avait vendu. Des paysages magnifiques, des cités pittoresques, des gens colorés, une grande diversité de faune et de flore, bref un immense potentiel touristique encore peu exploité. Nous avions été relativement et très agréablement surpris au Mexique, principalement à Mexico et sur les plages du Pacifique, par les efforts fait depuis quelques années relativement à gestion des déchets. Au Costa Rica aussi, on a ressenti la volonté de maintenir les lieux d&rsquo;une grande beauté exempts de déchets en général et de plastique un particulier. Nous avons vraiment apprécié la Colombie, mais on a de la difficulté à ne pas parler de la présence de déchets un peu partout, dans les villes, sur les routes et sur les plages. C&rsquo;est difficile de dire pourquoi, éducation, services déficients, politiques publiques défaillantes. C&rsquo;est encore plus difficile de ne pas juger de haut. Néanmoins, une prise de conscience générale et des actions devront être prises à court terme afin de préserver cette richesse incroyable. In extremis, nous avons vu une compagne d&rsquo;intérêt public près de l&rsquo;aéroport lors de notre départ.</p>
<p>6. Les colombiens ont deux volumes pour la voix, la musique et le bruit en général. Ils ne parlent pas fort, sont discrets voire réservés, ne font pas de bruits&#8230; et soudain lâche un cris à réveiller les morts pour appeler le plus vieux à l&rsquo;heure du souper, accueillir un ami à l&rsquo;autre bout de la rue, vendre des bananes, demander à la voisine si elle a du sucre ou commander des limettes au gars de la <i>Tienda</i>. Idem pour la musique, il n&rsquo;y en a pas souvent, mais quand il y en a&#8230; ça prend la forme de tours de son à la puissance mille. Les plus audacieux installent alors leur chaise de jardin direct devant et vibrent littéralement au son de la musique. Dans les villes de la côte que nous avons visitées, il y a aussi des autobus de fête qui sillonnent la ville le soir. Ils sont très faciles à repérer au bruit infernal et aux lumières hallucinantes qu&rsquo;ils produisent. S&rsquo;entassent dedans de joyeux lurons très sur le party pour boire et écouter de la musique très fort. Nous n&rsquo;avons pas fait l&rsquo;expérience personnellement, mais avons quand même tenté de comprendre où est le fun sans obtenir de réponse claire. Pour se distraire, le loto occupe une place de choix, comme au Costa Rica et au Mexique ceci dit. Dans notre petit village de Rincon Del Mar, c&rsquo;était quand même amusant de suivre la foule qui se massait devant les deux cabanes qui vendaient les billets et présentaient le tirage sur une télé tournée vers l&rsquo;extérieur. Et comment ne pas parler des dominos. Les parties, souvent disputées à l&rsquo;extérieur sont légions et épiques. Qu&rsquo;il y aie ou non de l&rsquo;argent en jeu, on sait qu&rsquo;une partie se corse à la force avec laquelle on descend sa tuile sur la table pour produire le plus gros bruit !</p>
<p>7. On nous avait dit que les taxis étaient particulièrement ratoureux un peu partout au pays et de rester vigilants. Nous pouvons le confirmer. Il faut bien négocier, s&rsquo;entendre sur le prix ou demander de faire fonctionner correctement le compteur avant de partir ou utiliser des applications qui fixent le prix de la course au moment de commander le transport.&nbsp; Ils ne savent aussi pas toujours où est votre destination et tentent de la deviner en route à l&rsquo;aide de leur portable ou du répartiteur. Ça donne des moments loufoques. Une chance qu&rsquo;on peut suivre avec Google Map et réajuster le tir en chemin. Néanmoins, comme souvent, il y a aussi du bien bon monde. Anecdotes ! Louis nous commande une voiture avec <i>HayTaxi</i> pour aller de Santa Marta à Taganga, retrouver nos amis Sylvie et Jean-François. L&rsquo;application nous indique une course de 16 000 $C. On embarque et Louis tente de confirmer. Pas de soucis, de lui répondre le chauffeur, je vais utiliser mon compteur. Louis de tenter de baragouiner <i>no no no disculpe senor</i>, 16 000$C est mon seul prix. C&rsquo;est bon je vous dis, ce sera au compteur. 16 000 $C et pas une cenne de plus ! On arrive à Tangaga&#8230; le compteur indique 11 000 $C. On a laissé 16 000 $C avec une face de pas très glorieux. Nous avons aussi réalisé à quel point ils sont susceptibles et orgueilleux. Lors de notre trajet entre l&rsquo;aéroport de Cartagena et le centre, la course devait nous couter 7 $US. Un peu plus qu&rsquo;en $C, mais comme nous n&rsquo;avions pas de devises locales c&rsquo;était de bonne guerre. Nous avons été dans l&rsquo;obligation de guider le chauffeur, à bout tout du long, Airbnb fournissant toujours l&rsquo;adresse selon Google qui donne des numéros de rue alors que dans l&rsquo;enceinte des murs de la vieille ville les rues portent des noms. À destination, Louis donne son billet de 10 $US et indique au chauffeur qu&rsquo;il peut lui donner 6 000 $C en change soit environ 2 $. Juron, claquage de porte et départ sur les chapeaux de roues sans même prendre le billet !</p>
<p>8. Ici aussi on trouve tellement de fruits exotiques, souvent en jus, que chaque fois que je crois avoir fait le tour&#8230; un nouvel ami sucré se pointe ! J&rsquo;ai découvert ainsi le zapote, la tomate de arbole, le nispero, le lulo et le coroso. Le lulo a vraiment eu ma préférence. Pas très sucré, on ajoute souvent du sucre pour en faire une boisson, il ressemble à une petite tomate orange. Il est même possible de le trouver en version sucette avec gomme au centre au Dollarcity ! Les boissons offertes dans les restaurants, <i>jugos naturales</i>, sont souvent des morceaux de fruits, congelés ou frais, avec de la glace, de l&rsquo;eau ou du lait, passés au mélangeur. Vous pouvez donc en faire l&rsquo;essai dans le confort de votre maison en février pour une bonne dose de soleil avec l&rsquo;ananas, la mangue, les fraises, les mures congelées et si vous avez de la chance des fruits de la passion <i>maracuya</i>. Comme tout le monde nous l&rsquo;avait dit durant notre voyage, on mange très bien et pour vraiment pas cher en Colombie. Le plan imbattable est souvent le midi avec le <i>menu del dia</i>. Un plat avec une protéine, du plantain, du riz blanc ou de coco, des légumes, des frijoles, une boisson et une soupe traditionnelle délicieuse <i>sancocho</i>. Tout ça en moyenne pour 15 000 $C soit 5 $. Je ne sais pas qui a faim pour le souper après ça, mais on a pris l&rsquo;habitude de commander 2 plats pour 3. Je ne sais pas non plus comment je vais faire pour avaler la facture de St-Hubert après ça !</p>
<p>9. Plus on descend au sud, moins les voitures sont présentes au profit des motos. La moto, souvent de petites cylindrées, est le moyen de transport le plus accessible. Elles sont partout, on en vend même dans les épiceries à grande surface. Lors du retour de l&rsquo;école, il est amusant de voir combien de petiots on peut faire tenir sur une seule moto. Il y a aussi très souvent des motos-taxis qui arpentent les rues et klaxonnent pour vous amener. Nous avons aussi eu la moto-déménagement avec deux gars et entre les deux : un matelas, une grande télé, des boîtes, etc. Léo est aussi très jaloux, puisque l&rsquo;âge limite pour en conduire une semble assez souple.</p>
<p>10. Notre amie Ruth au Costa Rica nous avait bien fait rire en soutenant qu&rsquo;il y avait tellement de fourmis dans son pays qu&rsquo;on en venait à se demander qui détenait réellement le pouvoir. En Colombie, on pourrait faire la même analogie avec les chiens. Domestiqués ou errants, ils sont très présents. Les plus agressifs et excités sont les mieux nourris qui se cachent derrières les grilles de leur maison chic pour te faire sursauter quand tu passes devant. Léonard a fait au moins 128 crises cardiaques. En ce qui concerne les chiens errants, ils sont trop fatigués et ont trop faim pour gâcher ainsi leur précieuse énergie. Ils te suivent et font le beau à côté de ta table au restaurant. Selon mes observations, ils ont aussi un genre de minuterie interne qui les fait tous tomber sur le flanc droit vers midi, quand le soleil est au zénith, pour se relever vers 16h30. Durant cette période, ont se demande souvent s&rsquo;ils sont encore vivants et avec Léo on cherchait toujours à voir s&rsquo;ils respiraient avant de passer notre chemin.</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-a46711d elementor-widget elementor-widget-video" data-id="a46711d" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/1JVAwJCEBg8&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-df4fafd elementor-widget elementor-widget-video" data-id="df4fafd" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/gyAImMnYVwY&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/explorer-caratgena-y-santa-marta/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vivre &#8211; Costa Rica</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/vivre-costa-rica/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/vivre-costa-rica/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 21:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1609</guid>

					<description><![CDATA[Louis avait eu la chance de visiter le Costa Rica il y a plus de 20 ans. Pour moi et Léonard, c&#8217;était une première et une destination longtemps rêvée. Est-ce que nous avons été déçus ? Pas du tout ! Ce petit pays est tellement riche en termes de paysages et d&#8217;expériences que nous aurions [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1609" class="elementor elementor-1609">
				<div class="elementor-element elementor-element-528f6a5e e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="528f6a5e" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-78e65cf3 elementor-widget__width-initial elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="78e65cf3" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Louis avait eu la chance de visiter le Costa Rica il y a plus de 20 ans. Pour moi et Léonard, c&rsquo;était une première et une destination longtemps rêvée. Est-ce que nous avons été déçus ? Pas du tout ! Ce petit pays est tellement riche en termes de paysages et d&rsquo;expériences que nous aurions pu y passer plusieurs semaines. Cependant, comme nous n&rsquo;en avions que quatre, nous avons choisi de ne faire que deux endroits en plus de la capitale. Un premier séjour dans la forêt pluviale au pied du volcan Arenal et un autre 10 jours au nord du Guanaste au bord du Pacifique. Une très petite boucle, qui laisse tellement plus de non vu que de vu, mais comme nous sommes en transport en commun et en gîte ça permet de mieux se déposer. Parce que même de courtes distances peuvent prendre jusqu&rsquo;à deux, voire trois fois le temps <i>normal</i> de transport. On a aussi eu à se réhabituer aux sous avec beaucoup de 000 et refaire le calcul du taux de change. Pour faire simple, 1000 colones vaut environ 2,50$ en dollars canadiens. Si madame Mylène nous lit, Léonard est maintenant très bon pour les approximations, les multiplications par 10, 100 et 1000, ainsi que les décimales en général. On a vraiment beaucoup de bons scénarios pour des évaluations de math type <i>Résoudre,</i>&nbsp;si vous êtes intéressée.</p><p><b style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5); color: var(--ast-global-color-3);">SAN JOSÉ</b></p>
<p>Même si le pays compte maintenant plus d&rsquo;un aéroport international, nous arrivions à San José. Lors de la planification, nous avions hésité à savoir si on restait quelques jours en ville ou si on prenait tout de suite la route. Nous nous sommes laissé convaincre par quelques bourlingueurs de nous attarder, au moins quelques jours, à l&rsquo;arrivée comme au départ. Nous ne l&rsquo;avons aucunement regretté. Évidemment, tout est relatif à la durée du séjour et on ne vient pas au Costa Rica pour découvrir sa capitale. C&rsquo;est néanmoins une ville intéressante qui a de quoi vous occuper quelques jours, ne serait-ce que pour décanter de votre vol. La ville compte un peu plus de 330 000 habitants et est construite dans un creux entouré de montagnes. Elles sont toujours dans le paysage et dès qu&rsquo;on se promène un peu on s&rsquo;exerce le mollet dans les pentes. Nous avions loué un appartement dans une tour près du <i>barrio Escalante</i>, à 20 minutes à pied du centre, connu pour ses cafés et ses micro-brasseries. Nous avons apprécié les nombreux parcs, l&rsquo;art de rue et l&rsquo;ambiance assez relax de la ville dans son ensemble. Il y a aussi un Musée des enfants qui coûte trois fois rien et dans lequel on a passé du bien bon temps. Conseil de toujours, si vous visitez une ville qui a un musée des enfants : allez-y ! Personnellement, je trouve que ce sont toujours les plus divertissants et les plus instructifs. Nous avons aussi bien profité de la piscine de notre immeuble, même si les matins et les nuits la température descend pas mal, pour le sud.</p><p><b style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5); color: var(--ast-global-color-3);">LA FORTUNA</b></p>
<p>Première destination : La Fortuna, petite ville autour du volcan Arenal et de l&rsquo;immense lac du même nom. Nous avions commandé un transport de type navette partagée porte-à-porte pour combler la distance de 130 km en&#8230; 5 heures ! Le trajet dans la montagne est difficile, surtout pour les abonnés du mal des transports que sont mes hommes, et il faut ajouter au temps du voyage un arrêt à l&rsquo;aéroport, un pour des oranges, un pour des roses et un pour la pause café et toilettes. Pas de soucis, le décor est beau et on se laisse conduire. C&rsquo;est à ce moment qu&rsquo;on a réalisé <b>combien</b> le vert forêt nous manquait. On avait eu beaucoup de dégradés de beige, de gris, de bleu et de couleurs flamboyantes, mais pas du vert intense de feuille mur à mur comme dans notre montagne. Ça nous a fait du bien.</p>
<p>Notre micro logement, au deuxième étage d&rsquo;une maison face à un parc qui longe le rio Burrio, était parfait. Le premier matin, j&rsquo;ai pris mon café dans une tasse en forme de paresseux avec le volcan Arenal dégagé (on verra par la suite que c&rsquo;est quand même rare) en fond d&rsquo;écran et beaucoup de nouveaux oiseaux à identifier voletant sous mon nez. C&rsquo;est aussi dans ce parc que nous avons eu la chance d&rsquo;apercevoir un couple d&rsquo;Ara de Macao en liberté. Un moment de bonheur intense. Nous avons aussi eu plusieurs paresseux, des très gros lézards, des autoroutes de fourmis et quelques grenouilles colorées. Nous avons fait la connaissance le premier soir de Ruth, incroyable femme trop souriante qui tenait la roulotte restaurant le Vikingos au coin de notre rue. Nous nous sommes lié d&rsquo;amitié avec elle et ses excellents plats pour le reste de notre séjour. Si vous passez par là, sans blagues, arrêtez de notre part et passez le bonjour de son préféré : Léo ! Pour le reste, la ville est petite, se visite très bien à pieds et a vraiment ce qu&rsquo;il faut en termes de services.</p>
<p>Nous avons aussi repris le rythme des excursions et visites de lieux d&rsquo;exception pour lesquels, il faut le dire, se lever aux aurores permet de vivre une expérience digne de ce nom. Nous avons ainsi eu la <i>Catarata</i> sur la rivière La Fortuna et les ponts suspendus dans la canopée à nous tout seul en se pointant à l&rsquo;ouverture, après avoir commandé un taxi la veille pour 5h30 du matin. Notre réputation de gens dérangés est faite dans le canton ! Moi et Léonard on a vécu l&rsquo;expérience des descentes en tyrolienne et en rappel. Nous avons aussi visité une ferme privée, en solo avec un guide vraiment bien, qui culminait avec un atelier de fabrication de jus de canne à sucre et de tortillas avec la <i>habuela</i>. Cependant, RIEN dans notre voyage n&rsquo;aura autant ravi Léonard que <i>El Salto</i>&nbsp;! Un endroit gratuit et accessible à tous à environ 15 minutes du centre. C&rsquo;est une série de cascades et de bassins dont un assez profond pour sauter en corde de tarzan ou des rochers. Si un record Guinness du plus grand nombre de sauts existait, Léonard le battait le mardi. Si un record Guinness du nombre de fois qu&rsquo;une maman peut marmonner : <i>C&rsquo;est correct, on respire, les pédiatres le disent que le jeu risqué est bon pour le développement de l&rsquo;enfant</i> existait, je le battais le lundi. Si vous passez dans le coin, c&rsquo;est un incontournable que vous testiez ou non le saut !</p>
<p>Nous avons eu une seule journée de vraie pluie en continu. Le reste du temps, les mots <i>Alors, alternance soleil-nuage</i> <i>Colette ?</i> n&rsquo;auront jamais été autant d&rsquo;actualité. Il peut pleuvoir comme j&rsquo;ai rarement vu dans ma vie pendant 15 minutes et ensuite soleil. Il peut aussi pleuvoir à droite de notre maison de 3 mètres de large et faire soleil à gauche. Et il faut voir comment toute la ville est construite pour canaliser tout ça vers la rivière dans le temps de le dire. Charles Tysseire ne pourrait que dire : Fascinant !</p>
<p>Point d&rsquo;intérêt, le marché est le vendredi de 10h à 17h dans l&rsquo;édifice municipal. J&rsquo;ai acheté une bonne quantité de fruits inconnus et sans trop de mode d&#8217;emploi. J&rsquo;ai tout aimé, même si le <i>caimito</i>&nbsp;a vraiment testé mes limites gustatives.&nbsp;Notre aventure se poursuit, vous aurez compris que la rédaction de la chronique est toujours un peu en décalage, mais notre séjour ici est en bonne position pour rafler la plus haute marche du podium !</p><p><b style="font-style: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5); color: var(--ast-global-color-3);">PLAYAS DEL COCO</b></p>
<p>Après nos dix jours de jungle, retour vers le pacifique ! On avait choisi d&rsquo;aller un peu plus haut dans le Guanaste, que ce que les grandes destinations touristiques proposent. On est de même, vous l&rsquo;aurez peut-être compris. Nous avions choisi un complexe de petits condos entre les plages Ocotal et Playa del Coco. Le paysage est vraiment désertique. Pensez cactus droits, arbres pas très fournis, paille, terre beige pâle et dure. Il fait beau et chaud tous les jours. Il ne pleut presque jamais&nbsp;et partout on croise des troupeaux de zébus, des feux de broussailles et beaucoup de québécois ! Sans déconner, je crois que plus de 50% de la population vient du Canada et au moins la moitié de cette moitié du Québec. Des retraités là en permanence ou des snow birds, on a fait chuté la moyenne d&rsquo;âge.</p>
<p>Les transports collectifs existent, incluant taxis et Uber, et sont possibles mais pas toujours simples. On s&rsquo;ennuyait des collectivos. On peut louer pour un bon montant des motos ou des voiturettes de golf, mais ce n&rsquo;est pas notre genre. Nous avons donc reconnecté avec le pouce ! Léo est le champion pour nous pogner un conducteur qui aura TOUJOURS été un ou une Ticos qui tasse ses affaires et ses enfants pour nous faire de la place. C&rsquo;était flagrant ! Aucun VUS neuf avec climatisation, même en auto solo, conduit par un expatrié n&rsquo;aura même ralenti. Nourriture pour la réflection&#8230;</p>
<p>Nous avons bien aimé la plage tranquille d&rsquo;Ocotal qui est en sable noir et très bonne pour l&rsquo;observation de poissons. Louis a bravé le désert pour découvrir une plage cachée&nbsp;<i>Playa El Gringo</i> et nous avons apprécié la plage principale de Playas Del Coco, mais sans plus. Le village est assez américanisé et touristique, même s&rsquo;il reste quelques petits endroits intéressants. Le marché est le dimanche, principalement pour de l&rsquo;artisanat.</p>
<p>C&rsquo;est aussi ici que notre aventurier a eu 12 ans. Il a tellement grandi que je crois que ses jambes pourraient ne plus rentrer dans les sièges pour notre voyage de retour sur Arajet ! Il a eu une journée <i>Yes Day</i>&nbsp; avec sa toune et un champs de ballounes au réveil, un appel conférence de clase le matin, une vidéo de gang de Maison de jeunes, une virée aller-retour vers la ville de Liberia (trois heures de transport dans un bus local quand même) pour un dîner de pizza chez <i>Papa Johns,&nbsp;</i>son nouveau restaurant de prédilection, et une razzia bonbons-boissons. Mémorable !</p>
<p>On a réussi à voir des singes hurleurs le derniers jours avant notre départ, nos hôtes saskatchewanais Bev et Blare nous ayant pris en pitié et trimballé dans un refuge. On a eu cependant beaucoup d&rsquo;oiseaux, des petites moufettes ricaines, des lézards, des zébus et un scorpion sur mon doigt ! Et oui, on a eu notre deuxième scorpion après un petit noir à Puerto Escondido. Sauf que lui m&rsquo;a attrapé par surprise alors que je déposais une cannette dans le bac de recyclage. Savoir qu&rsquo;aucun scorpion n&rsquo;est létal au Costa Rica, bonne nouvelle. Sauf que ça pique, ça fourmille, ça engourdi et que dans mon cas&#8230; ça peut aussi déclencher une réaction allergique qui pourrait mal tourner. On a finalement été quitte pour un transport sur le pouce, avec ma face de <i>tu-vas t&rsquo;arrêter-mon-maudit</i>, vers la ville de Playas Del coco où il y avait une clinique ouverte le dimanche. Ensuite, une heure d&rsquo;observation, une poche de soluté avec un anti-allergique et une facture de 430$ US ! On aura enfin la chance de tester notre couverture assurance-voyage.</p>
<p>Et pour terminer, à la demande générale, le Costa Rica en quelques point forts :</p>
<p>1. Après notre entrainement des salutations conformes au Mexique, ici on ne se casse pas la <i>bicicleta</i>. On peut dire les salutations au long, mais dans la grande majorité on marmonne un genre de <i>buenos-nas</i> ou on n&rsquo;y va avec le mot passe-partout Pura Vida ! Léonard a adopté la formule le premier jour et compte importer le concept au Québec tellement il aime ça. <i>Pura Vida</i> ça remplace toutes les formules et ça comble le vide quand on manque de vocabulaire. Aussi, les chauffeurs d&rsquo;autobus, toutes catégories confondues, se passent le bonjour avec deux coups de klaxons. Vraiment sympathique, mais moins agréable quand on tente de dormir notre trajet pour éviter la nausée. La palme revient à notre chauffeur du retour de Libéria vers Playas Del Coco qui saluait tout le monde et qui connaissait chaque habitant du coin.</p>
<p>2. Vous trouverez de tout, du local comme de l&rsquo;occidental, au Costa Rica. Les restaurants abondent et il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Les endroits simples qui servent la nourriture classique se nomment souvent&nbsp;<i>soda</i>. Le meilleur choix de menu est souvent le&nbsp;<i>casado</i> que vous trouverez entre 2 500 et 4 500 colones soit environ entre 5$ et 10$ canadiens pas mal partout sur le territoire. L&rsquo;assiette typique comprend une protéine selon l&rsquo;offre (grillée, en sauce, effilochée), du riz, des <i>frioles</i> rouges ou noires, des morceaux de plantains frits et parfois un autre accompagnement au goût du chef (salade de légumes, pâtes à la tomate, purée, etc) et une boisson aux fruits maison dans l&rsquo;eau ou le lait. Comme l&rsquo;eau est potable dans la majorité du pays, on a un peu baissé la garde pour notre plus grand bonheur. J&rsquo;ai commandé chaque fois une boisson qui me permettait de découvrir un nouveau fruit. Ma rencontre avec le <i>cas</i> (prononcer Kass comme Patricia) restera néanmoins gravée dans ma mémoire. Au retour, je lance mon entreprise d&rsquo;importation de ce fruit au Québec ! À l&rsquo;opposé, retenez que la boisson <i>Agua de chan</i>, de plus en plus rare déplorent certains, est en fait de l&rsquo;eau dans laquelle on a fait macérer des graines de chia. Ça donne un grand verre d&rsquo;un liquide transparent et visqueux au goût neutre où flottent ce qui a l&rsquo;air de petits yeux de grenouilles. Un grand succès auprès auprès de toute la famille ! Vous pourriez aussi vous laisser tenter, comme nous, par une grande assiette de <i>Salchipapas</i>&nbsp;ou <i>Papasnachos</i> à partager qui est un genre de poutine du sud. Attention cependant, sur ce plat comme souvent sur les frites, une coutume consiste à vider en zig zag une bouteille de ketchup, une de mayo et une de moutarde directement sur le plat. Informez-vous et demandez qu&rsquo;on laisse la coutume de côté en vous apportant les bouteilles. Je vous invite aussi à essayer les <i>patacones</i>, seuls ou garnis, qui sont de petites galettes de plantains frites. Pour le dessert, nous avons mangé plus de <i>queque</i> (voir plus bas pour l&rsquo;orthographe) que jamais dans notre vie. Et au Costa Rica on trouve presque partout du lait frais écrémé à 2% pour l&rsquo;accompagner. Ça aussi ça nous avait vraiment manqué.</p>
<p>3. L&rsquo;anglais est quand même assez présent, toujours comme deuxième langue, ce qui permet de se faire comprendre avec une alternative au besoin. Il faut même parfois insister pour qu&rsquo;on reste en espagnol, en mentionnant qu&rsquo;on parle français par exemple, si on veut continuer de pratiquer la langue de Cervantez. Ça donne des mots anglais <i>espanifés&nbsp;</i>comme le <i>Queque</i> et les <i>Panqueque</i>, respectivement le cake et les pancake, ou le <i>Boliche</i> pour le jeux de quilles.</p>
<p>4. Ça roule au Costa Rica et ça avance tous en même temps. Pour traverser la rue, faut savoir s&rsquo;imposer autant qu&rsquo;être vigilant. Aussi, il y a partout des préposés au stationnement auto-proclamés. Près des restaurants, dans les rues commerciales, près des plages et des lieux d&rsquo;intérêt vous verrez des hommes avec un dossard fluo qui vous indiquent où et comment vous garer en plus d&rsquo;assurer une certaine garde de votre véhicule durant votre absence. Il est de convenance de les rémunérer avec un pourboire.</p>
<p>5. Le coût de la vie en général est assez élevé au Costa Rica et le taux de change pas incroyablement avantageux en ce moment. Vous ne vous ruinerez pas, mais ce n&rsquo;est pas une destination à rabais. Comme l&rsquo;eau est normalement potable et qu&rsquo;on tente de limiter le plastique, le coût des bouteilles d&rsquo;eau est très élevé. Même si elles ne sont pas sur le plancher à l&rsquo;épicerie, demandez s&rsquo;il est possible d&rsquo;acheter les gros bidons de 10 gallons en plastique dur. Vous devrez assumer une assez forte consigne, et négocier pour qu&rsquo;on vous remette la somme en argent et non en crédit lors du retour, mais ça vaut la peine. Vous vous ferez ainsi des bras pour aller avec vos mollets de Sans José !</p>
<p>6. Nous avions certaines appréhensions sur le plan de la sécurité qui ne ce sont finalement vraiment pas avérées. Évidemment, il est important de rester vigilants et il y a des vols dans le pays. Seulement, nous avons eu la preuve par trois que, comme partout en fait, la très grande majorité de la population est honnête et serviable. Léonard a oublié son petit sac à dos avec porte-monnaie, cellulaire et Ipods. Pas une, mais bien deux fois ! La première fois à la foire alimentaire d&rsquo;un grand centre commercial de San José. Nous nous en sommes aperçu près de 2 heures plus tard. Il avait été retrouvé et remis aux agents de sécurité. La deuxième fois, à la plage. Nous nous en sommes aperçu cette fois que 4 heures plus tard. Il avait été ramassé et mis en sécurité par la brave Maria masseuse de plage de profession. Nos puces <i>Apple</i> auront au moins été utiles. La troisième anecdote me concerne. Notre premier jour, en plein centre de l&rsquo;action près du marché à San José, un grand gars à l&rsquo;air dur s&rsquo;approche rapidement de moi et me dis quelque chose l&rsquo;oreille. J&rsquo;agrippe mon sac et me confond en <i>No Gracias</i> fébrile. Une fois éloigné, je décompresse et je me fais rejouer la cassette plus lentement :&nbsp;<i>Cuidado, tu bolsa está abierto. </i>Je regarde et effectivement : la fermeture de mon sac est grande ouverte.</p>
<p>Prochaine et dernière étape de notre aventure des trois continents américains : La Colombie !</p>
<p>Les vidéos suivront dès que possible, notre connexion internet en ce moment est si lente que télécharger 3 images prend la nuit. Faut croire qu&rsquo;on ne peut tout avoir, la tranquillité d&rsquo;un paradis loin de tout et la haute vitesse.</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-e9458f9 elementor-widget elementor-widget-video" data-id="e9458f9" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=XcBLz4z6Qkk&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-0d75f72 elementor-widget elementor-widget-video" data-id="0d75f72" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/s55vvSA63k8&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-9a18563 elementor-widget elementor-widget-video" data-id="9a18563" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/9iRKkD4CbkU&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/vivre-costa-rica/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>11</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>S&#8217;établir &#8211; Playa Del Carmen</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/setablir-playa-del-carmen/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/setablir-playa-del-carmen/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 00:46:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1495</guid>

					<description><![CDATA[Nous y voilà enfin! Notre projet visait à explorer et à revenir aux sources. Playa del Carmen n&#8217;a certes plus rien du village de pêcheurs qui nous a tant charmé alors que nous séjournions sous la tente. C&#8217;est aujourd&#8217;hui une très grande ville et une destination touristique importante, mais c&#8217;est encore pour nous, un tout [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1495" class="elementor elementor-1495">
				<div class="elementor-element elementor-element-155394ab e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="155394ab" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-454df507 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="454df507" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Nous y voilà enfin! Notre projet visait à explorer et à revenir aux sources. Playa del Carmen n&rsquo;a certes plus rien du village de pêcheurs qui nous a tant charmé alors que nous séjournions sous la tente. C&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une très grande ville et une destination touristique importante, mais c&rsquo;est encore pour nous, un tout petit peu, revenir à la maison. C&rsquo;est aussi un point de chute incomparable pour rayonner dans la région.</p>
<p>Nous avions réservé depuis plus d&rsquo;un an notre lieu de résidence ici. Les réservations pour les séjours long terme durant le temps des fêtes dans une ville où le tôt d&rsquo;occupation est de 93% demandent de la préparation. On avait donc retenu un logement assez près du centre avec climatisation, une petite piscine et une terrasse. Pour 1 000$, avec le rabais d&rsquo;un mois. On le savait qu&rsquo;on avait un méchant bon deal. Quelques mois avant le départ un premier avertissement, simplement pour nous aviser que des travaux étaient en court dans l&rsquo;édifice voisin et que le bruit pouvait nous déranger. On a pris note et un peu rigolé aussi, puisque selon nous le Mexique au complet est en perpétuels travaux. Un mois avant notre arrivée, un autre message toujours sur le ton de l&rsquo;information pour nous réitérer les travaux et le bruit possible. Et puis, la semaine avant notre arrivée, en pleine zénitude <i>Zipolitéene,&nbsp;</i>mais néanmoins occupés à réconforter notre petit voyageur déboussolé, le ton a drastiquement changé. Les travaux sont incessants, le bruit infernal et là une pression plus claire pour que nous annulions. Nous avons tenu notre bout, aucune mention de travaux ou de bruit n&rsquo;apparaissait dans les commentaires récents et on n&rsquo;avait pas vraiment d&rsquo;autres choix. Trois jours avant notre arrivée&#8230; le drame! Notre hôte nous informe que seulement notre appartement venait d&rsquo;être touché par une destruction partielle et qu&rsquo;il était impossible de nous recevoir. <i>Disculpe por favor ?</i> Et oui, le coup du j&rsquo;invente un cas de force majeure pour me débarrasser des locataires et relouer au plus offrant ! On a donc passé nos deux derniers jours de vacances à se battre, avec l&rsquo;hôte et le soutien clientèle Airbnb. Au début pour honorer notre réservation et ensuite pour sortir au plus sacrant des griffes du pas beau avec le moins de dommages.&nbsp;Au final, on ne s&rsquo;en est pas trop mal sorti. Nous avons déniché à l&rsquo;arraché un studio regroupant les principales caractéristiques après au moins une centaine de ligne à l&rsquo;eau. On était un peu plus loin du centre, mais vraiment sur la route de tous les transports collectifs et à 5 minutes de marche d&rsquo;un des grands centres d&rsquo;achats des locaux avec un méga Chedraui.</p>
<p>Nous voici donc revenu dans la ville après plus de 15 ans. Première surprise, quand même digne de mention, il n&rsquo;y plus vraiment de plage à Playa del Carmen. Il y a un bord de mer, un peu de sable et sur une portion, un renflement qu&rsquo;on peut nommer plage. Tout a été grugé par les ressacs, les ouragans, les gros bateaux, les hôtels et probablement pleins d&rsquo;autres raisons. C&rsquo;est quand même un peu troublant, quand on a connu les plages blanches interminables et l&rsquo;eau turquoise à perte de vue. La ville a aussi énormément grandi. C&rsquo;est un euphémisme, en fait elle a explosé ! Et comme ce n&rsquo;est pas une vieille ville, ça donne une ville carré avec des rues sans beaucoup de charme. On aura quand même réussi à retrouver certains points de repère comme le meilleur restaurant de poulet <i>Asadero el Pollo</i> pareil que dans nos souvenirs au coin de la Calle 2 et Avenida 20! Ça goûte encore le bonheur pour un repas complet de 4 personnes à 20$ avec les boissons! Nous y avons d&rsquo;ailleurs invité mon amie Josée et sa famille pour un Noël tropical un peu avant le temps.</p>
<p>Comme nous étions ici pour un mois, on a pris un peu plus le temps de s&rsquo;installer et de faire des provisions. Ça nous a permis aussi de cuisiner un peu plus et de retrouver du réconfort culinaire avec la cuisson d&rsquo;une sauce à spag presque comme à la maison, de bouillons de poulet (avec les <i>asad-os</i>) et même d&rsquo;un presque pâté chinois déconstruit. Nous avons trouvé un terrain de sport avec piste de course et investi dans l&rsquo;achat d&rsquo;un ballon de Football en caoutchouc pour se faire des passes&nbsp;et on a fait l&rsquo;école malgré la grève. Nous nous sommes fondu dans la masse des locaux. Nous avons fait quelques sorties en dehors de la vile, pour voir au moins les classiques : Tulum, Puerto Morelos, Akumal et au moins un cenote. Reste que nous avons pas mal plus fait de siestes, de centre d&rsquo;achats, de parties de cartes sur la terrasse et de visite à la foire de la place municipale de la Navidad qu&rsquo;autre chose. Léonard avait vraiment besoin de retrouver un peu de routine et nous avions besoin de nous refaire une santé. J&rsquo;ai beaucoup pensé à la question que ma collègue Myriam m&rsquo;a posée avant de quitter : Qu&rsquo;est-ce que tu veux vraiment le plus faire ou voir, c&rsquo;est quoi ton incontournable ? Ma réponse avait été&#8230; rien ! Juste que nous restions une famille. Que ce voyage on le fasse ensemble. C&rsquo;était plus important pour moi que de voir les flamants roses de Celestùn ou les ruines de machin truc. Je crois que pour un aussi long voyage, de surcroit à plusieurs, il faut accepter de faire le deuil du voyage rêvé pour se laisser guider par le voyage réel. Les dernières semaines n&rsquo;ont pas été faciles, mais elles ont quand même été !</p>
<p>Reste que nous aurons eu de bons de moments et pleins de petites aventures à défaut de grandes. Réveillon aux fajitas rouge-vert-blanc, spag de Noël et soirée du 31 branchés en direct du Québec avec un VPN européen! Du patin, sur une presque patinoire digne de ce nom, sous un chapiteau à 30 degrés. Un spectacle de la troupe locale d&rsquo;expression corporelle au <i>Teatro de la ciudad de Solidaridad</i>. Beaucoup de trajets épiques en colectivos et en autobus de ville dont un mémorable sur la calle <i>Luis Donaldo Colosio</i> avec un chauffeur clairement adepte de la franchise Rapide et dangereux ! Un repas dans une mini&nbsp;<i>Taqueria</i> découverte par hasard où le petit Manuel 4 ans,&nbsp;vraiment investi dans son rôle de serveur, nous a fait un service 5 étoiles sous le regard amusé et attendri de sa maman. Il a eu droit à sa <i>propina</i> à lui tout seul de 5 MX$ et il était trop heureux. Un premier <i>Tostitolocos</i> ultra garni. Une foire ambulante et son taureau mécanique du démon. La redécouverte de faire son lavage en groupe et la découverte de la meilleure <i>Lavanderia automatica MayaLav</i> sur la calle 18 un peu en haut de la 30. Surtout des gens vraiment gentils, polis et accueillants partout dès qu&rsquo;on sort du centre touristique. N&rsquo;hésitez pas la prochaine fois que vous voyagez, explorez plus loin que la portion connue.</p>
<p>Nous avons fait nos adieux après un mois de sédentarité et deux mois dans ce beau pays. Comme vous le savez maintenant, j&rsquo;adore observer les gens et les us. C&rsquo;est mon activité favorite en voyage. Je vous laisse donc mon top 10 bien personnel de découvertes sur le peuple mexicain:</p>
<p>1. La mayonnaise et les cocos, ça ne va simplement jamais au réfrigérateur. À savoir si ce sont eux qui sont imprudents ou nous qui sommes un peu trop prudents, qui sait. Nous n&rsquo;avons pas été malade en tout cas ! Les mexicains ont aussi la curieuse habitude de changer souvent d&rsquo;idée à l&rsquo;épicerie et de camoufler les items dans les endroits les plus saugrenus. Une très grosse dinde congelée dans le frigo à boissons gazeuses, des cubes de bouillon de poulet dans les paquets de gomme, des bobettes dans les bananes. Ça n&rsquo;arrête jamais et ça me fait toujours autant rire ! Aussi, sans dire que c&rsquo;est le bordel complet dans les épiceries, les items sont là où on trouve de la place, même si l&rsquo;étiquette de prix sur la tablette indique un autre article à un autre prix. On se fait avoir quelques fois et ensuite on comprend pourquoi tout le monde fait la queue à la machine à scan qui donne les prix !</p>
<p>2. Les mexicains sont très friands de grignotines. Ils grignotent tout le temps. Ils consomment des noix, des bonbons, des fruits, des grillons et surtout des chips variés en collation, et même en repas, en y ajoutant tout un assortiment de sauces et d&rsquo;épices. Le record sur une seule table à un kiosque de chips ? 72 assaisonnements qui semblaient tous différents à mes yeux de néophyte.</p>
<p>3. On fait souvent la promotion ou la recherche de produits avec un haut-parleur sur le toit d&rsquo;une voiture ou en criant dans la rue. Que ce soit pour vendre des produits de boulangerie, annoncer une danse à venir, présenter un candidat aux élections, les ferrailleurs à Mexico, le gaz à Puebla. Ça donne à chaque ville une ambiance sonore particulière. Il y a même un musée des sons de ville à Mexico.</p>
<p>4. Le peuple mexicain est fier et coquet. Les seuls personnes aux cheveux en batailles qui se promènent en gougounes et shorts sont des touristes. On se lave, on se coiffe et on s&rsquo;habille quand on sort dans le monde, peu importe l&rsquo;occasion et sa condition. Aussi, dans l&rsquo;espace public en tous cas, les mexicains ne fument pas. Aucun mexicain avec cigarette au bec pendant nos deux mois.</p>
<p>5. Les mexicains sont joueurs. Ils aiment les lotos, les roulettes de prix, les arcades, mais SURTOUT les boîtes où ont doit tenter de pêcher une bébelle avec une grue. Elles sont partout et il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.</p>
<p>6. Les mexicains sont presque tous de petite taille, de bonne ossature, foncé de peau et de cheveux. Cependant à la télé ils sont tous grands, minces, très pâles et châtains aux yeux bleus&#8230; sauf les personnages de serviteurs !</p>
<p>7. Nous n&rsquo;avons pas visité le Mexique profond. Il y a surement des régions qui sont encore très peu ouvertes. Néanmoins, nous avons constaté une réelle évolution sur l&rsquo;acceptation de la diversité. Nous avons vu des gays et des lesbiennes ouvertement en couple, même des adolescents, dans tous les endroits que nous avons visité sans que ça semble attirer l&rsquo;attention de qui que ce soit.</p>
<p>8. Moins que chez les anglais, je vous l&rsquo;accorde, mais clairement plus qu&rsquo;à Québec : on respecte les piétons et les passages de piétons. Playa del Carmen est aussi de plus en plus amie des vélos et a son réseau Bici Playa de vélos en partage.</p>
<p>9. Au Mexique, on se passe le bonjour ! Partout dans les commerces et les services, mais aussi dans les transports en commun et sur la rue on salue avec la formule appropriée au moment de la journée. <i>Buenos dìas, buenas tardes et buenas noches</i>. Cependant l&rsquo;heure précise du changement de la formule reste parfois difficile à cibler et est variable d&rsquo;une région à l&rsquo;autre.</p>
<p>10. Le Mexique est toujours en construction, en déconstruction et en réparation. La gestion des travaux et des chantiers se fait encore à l&rsquo;ancienne, à la main et selon une logique que nous ne serons jamais capables de vraiment expliquer. Il faut toujours être un peu vigilant quand on se déplace. Un trou, un fil électrique, une broche de métal, un bloc de béton est si vite arrivé ! Le concept d&rsquo;équipements de protection est aussi très peu présent. Nous avons assisté à des travaux sur des balcons très minces et sans garde au 10e étage. Ça choque un peu la fibre CNESST !</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-0b167ed elementor-widget elementor-widget-video" data-id="0b167ed" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/R0FwmhxWmcw?si=JrlQYUD1wDhipKuD&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/setablir-playa-del-carmen/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Découvrir &#8211; Puerto Escondido y Zipolite</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/decouvrir-puerto-escondido-y-zipolite/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/decouvrir-puerto-escondido-y-zipolite/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Dec 2023 20:27:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1432</guid>

					<description><![CDATA[Enfin la mer! Puerto Escondido vers 7h30, après un épique voyage ADO glamour de 10h. Nous avons fait quelques achats dans notre bien aimé Chedraui (équivalent de Loblaw) et trouvé notre sympathique bungalow avec terrasse rapidement&#8230; mais pour mieux nous recoucher quelques heures. Ni moi ni Louis n&#8217;avions visité cette portion du Mexique. Le projet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1432" class="elementor elementor-1432">
				<div class="elementor-element elementor-element-5ac1fbf0 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="5ac1fbf0" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-2cb48f26 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="2cb48f26" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Enfin la mer! Puerto Escondido vers 7h30, après un épique voyage ADO glamour de 10h. Nous avons fait quelques achats dans notre bien aimé Chedraui (équivalent de Loblaw) et trouvé notre sympathique bungalow avec terrasse rapidement&#8230; mais pour mieux nous recoucher quelques heures. Ni moi ni Louis n&rsquo;avions visité cette portion du Mexique. Le projet initial était de rester une semaine pour ensuite rejoindre le Quintana Roo en autobus sur 8 jours via le Chiapas, le Campeche et le Yucatan. Nous avons très rapidement compris, dès le jour 2 à Mexico en fait, que ça n&rsquo;avait pas vraiment de bon sens. On aurait enligné les 6 à 10 heures de bus aux deux jours, avec des arrêts courts et pas toujours agréables, au final pour un prix très élevé. Nous avions donc déjà pris la décision de passer une semaine de plus dans cette région du Oaxaca, avant de rejoindre Cancùn par avion.</p>
<p><b style="color: var(--ast-global-color-3); font-style: inherit;"><span style="font-style: inherit;">Puerto Escondido capitale de la grosse vague</span></b></p>
<p>De son nom qui signifie&nbsp;<i>port caché</i> en espagnol, on peut affirmer que pas mal de monde a depuis trouvé le chemin. C&rsquo;est la première fois du voyage qu&rsquo;on retrouve des touristes en aussi grand nombre. Néanmoins, ça reste une destination relax et pas aussi intensément touristique que Playa del Carmen ou Puerto Vallarta et Accapulco. Pour Léonard, qui est le grand nageur du lac Léon, c&rsquo;était enfin un premier vrai contact avec l&rsquo;océan et le Pacifique sait en imposer. Nous avons séjourné au centre de la grande plage de Zicatela et la porte du jardin de notre maison donnait directement sur un des escalier qui mène à la plage. Et quelle plage! Le jour de notre arrivée, il y avait la finale d&rsquo;une compétition de surf, c&rsquo;est un endroit très prisé, avec de très grosses vagues. On a cependant trouvé un coin près de la Bahia Principal où la baignade était plus accessible. Louis a initié Léonard à son sport fétiche : le surf de corps sans planche. Il y est allé avec une telle intensité, qu&rsquo;il a raclé le fond avec sa face pour se faire une belle marque de vrai champion qu&rsquo;il gardera en souvenir! Il y a quelques autres plages et baies à proximité, où la mer est moins agressive, qui permettent de juste flotter. Nous avons essayé Manzanillo et Puerto Angelito. En général, en fait partout, les plages sont belles et l&rsquo;eau cristalline. Presqu&rsquo;aucun déchet et aucune algue. Il y a des vendeurs de tout qui circulent et offrent, mais pas de pression désagréable. Il y a partout des restos et des bars, même une salle de pool, directement sur la plage.</p>
<p>Notre maison était très confortable et nos hôtes, qui demeuraient dans le même terrain juste un peu plus haut, positivement adorables. Dans le jardins autour de notre terrasse, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;observer de nombreux oiseaux de mon hamac incluant un couple de Pics du Yucatan. Nous avons aussi rapidement reconnecté avec le moyen de transport numéro 1 au Mexique&#8230; les collectivos ! Sur la côte Ouest, ils prennent la forme de camionnettes avec bancs et petites maisonnettes en bâche dans la boîte. Pour environ 1$ ils vous prennent au levé du doigt et vous laissent où vous le souhaitez sur l&rsquo;axe principal de la ville. Pour un enfant à qui on a répété depuis la naissance de toujours s&rsquo;attacher et de mettre un casque en tout temps, ça heurte un peu. On va probablement avoir pas mal de négociation au retour. Reste que le très grand avantage du Pacifique sera, encore et toujours, les couchers de soleil sur l&rsquo;océan. Chaque soir, tout le monde se retrouve sur la plage pour admirer dans une certaine ambiance de cérémonie. Nous avons eu une autre semaine de soleil mur à mur avec des températures avoisinant les 30 degrés. Je suis en train de gérer mes chaleurs en explosant mon thermomètre interne. Bref, nous avons bien aimé notre semaine et nous reviendrons sûrement un jour. Si vous avez le sens de l&rsquo;observation, vous pourrez remarquer dans les vidéos un changement capillaire pour Léonard qui a décidé que chaleur et mer ne faisaient pas bon ménage avec cheveux longs !</p>
<p><b>Zipolite, rien d&rsquo;autre à faire que de laisser vivre !</b></p>
<p>Nous serions bien demeuré une semaine de plus à Puerto Escondido, mais en dernière minute les options étaient vraiment moins intéressantes. Louis avait aussi souvent entendu parler de la mythique ville babacool de Zipolite et plusieurs amis nous avaient vanté Mazunte à environ une heure d&rsquo;autobus et ensuite 30 minutes de taxis pour rejoindre la côte. Un peu sur un flip, nous avons choisi Zipolite avec un bungalow à deux étages et cuisine commune dans un petit complexe digne du film <i>Les bronzés</i>. On est ailleurs! Quelques rues, en terre battue pour la plupart, une rue commerciale de quelques centaines de mètres sortie tout droit des années 70 et&#8230; des <i>tounu&nbsp;</i>! Ce n&rsquo;est pas un secret, Zipolite est une des seules plages du Mexique où le nudisme est accepté. C&rsquo;est aussi une destination très ouverte à toutes les diversités et où les retraités de mai 68 se sont refait une vie. On a en a vu de toutes les couleurs. En passant, ne tentez pas de nous battre aux jeux de mots louches ou au double sens : on a tout essayé. Tout le monde est relax, tout le monde est beau et tout le monde est libre! On a eu quelques jours à s&rsquo;adapter au fait qu&rsquo;on était vraiment loin de tout, mais au final on a trouvé l&rsquo;ambiance très cool. On a même fait une journée à Mazunte, plus jeune et en croissance, et on est revenu avant le soir dans notre petit coin loin de tout avec bonheur.</p>
<p>Vous pourrez certainement jouer à où est Charlie-zizi dans les images, on a eu plus que notre quota. En fait, seulement environ 10% des gens sont nus. Seulement, ils sont toujours bien là, même si autour il y a plus de pas nus. Même en grève, Léonard a conclu en une semaine son programme d&rsquo;éducation à la sexualité. Ça reste néanmoins une destination familiale, au propre comme au figuré, où tout le monde est bienvenu !</p>
<p>Comme je suis moins fan de grosses vagues, j&rsquo;étais souvent de garde pour les sacs pendant que Louis et Léonard étaient à l&rsquo;eau. J&rsquo;ai donc eu beaucoup de temps pour observer les us et coutumes du <i>tounu</i>&#8230; Voici mes principales découvertes:</p>
<p>1. Le <i>tounu</i> ne va pas bien à tout le monde et ne convient pas à toutes les activités, Référence Seinfield, il y a vraiment beaucoup plus de <i>bad naked</i> que de <i>good naked</i>. Je pose ici mon camp, le jogging nu est dans la première catégorie.</p>
<p>2. Le <i>tounu</i>&nbsp;se reconnait. Parfois discrètement, léger signe de la tête ou de la main, parfois très ouvertement lors d&rsquo;accolades où forcément&#8230; on se serre la pince.</p>
<p>3. La <i>tounue</i> est moins commune que sa version mâle, mais souvent plus jeune et jolie.</p>
<p>4. Le <i>tounu</i>&nbsp;veut vivre libre et sans attache&#8230; mais en 2023 il a quand même souvent besoin de trimballer des trucs. Il y a donc plusieurs <i>tounus</i>&nbsp;avec sac à dos ou cabas, mais la palme reviendra toujours au <i>tounu</i> à sac banane couleur peau!</p>
<p>5. Le <i>tounu</i> ne semble jamais s&rsquo;inquiéter des coups de soleil sur son corps, mais porte presque toujours un couvre-chef.</p>
<p>6. Le <i>tounu</i> a néanmoins des limites et une éthique. Lors d&rsquo;une séance un peu trop ouverte de : je-me-fais-bronzer-là-où-normalement-le soleil-ne-va-jamais, une <i>tounue</i> a été avertie par un <i>tounu</i> de se garder une petite gêne et a refermé sa caverne d&rsquo;Ali baba.</p>
<p>7. On distingue assez facilement le <i>tounu</i> établi du&nbsp;<i>tounu</i> touriste. Dans la deuxième catégorie, le grand prix féminin va à un groupe en enterrement de vie de jeunes filles qui a perdu le cellulaire dans l&rsquo;eau au moment de se prendre en photo les boules à l&rsquo;air pour ensuite frénétiquement tenter de le rattraper dans le ressac en cachant leurs attraits. Très divertissant. Le grand prix masculin a facilement été attribué à un Elvis qui voulait que sa Linda le pose la zoune à l&rsquo;air, mais juste une fois dans l&rsquo;eau, et qui a ensuite essayé de remettre son costume de bain dans les vagues. Même la plus zen des mamies-sans-jugement à côté de moi a fini par craquer et éclater de rire !</p>
<p>Nous avons aussi eu bien des émotions et des soucis à gérer avec la mauvaise surprise que notre hôte Airbnb à Playa del Carmen, qui devait nous accueillir pour un mois trois jours plus tard, trouvait qu&rsquo;on lui faisait trop perdre d&rsquo;argent avec notre réservation conclue il y a plus d&rsquo;un an. Il a inventé une histoire pour annuler et relouer en court séjour trois fois le prix. Le voyage c&rsquo;est aussi ça, s&rsquo;adapter et rebondir. Disons simplement que je commence à manquer de <i>bouncing juice,&nbsp;</i>surtout pour les pas beaux.</p>
<p>En conclusion, nous avons bien aimé ce petit coin hors de l&rsquo;espace et du temps. André, un québécois rencontré dans le meilleur boui-boui de la Roca Blanca, fait dire que le wifi est vraiment bon ici ce qui lui permet facilement d&rsquo;y travailler 6 mois par année. Tiens tiens, en voilà une idée intéressante&#8230;</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d4cddef elementor-widget elementor-widget-video" data-id="d4cddef" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/AhN40PngbzU&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/decouvrir-puerto-escondido-y-zipolite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>17</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Traverser &#8211; Puebla y Oaxaca</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/traverser-puebla-y-oaxaca/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/traverser-puebla-y-oaxaca/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 20:01:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1383</guid>

					<description><![CDATA[Nous avions choisi d&#8217;arriver à Mexico, puisque nous n&#8217;avions jamais fait le centre, et de rejoindre le Pacifique à Puerto Escondido en traversant le pays par les montagnes. Il est techniquement possible, mais assez intense, de combler la distance en un seul trajet même avec des bus de luxe. L&#8217;option de briser la route en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1383" class="elementor elementor-1383">
				<div class="elementor-element elementor-element-52da2320 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="52da2320" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-6cc2358a elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="6cc2358a" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Nous avions choisi d&rsquo;arriver à Mexico, puisque nous n&rsquo;avions jamais fait le centre, et de rejoindre le Pacifique à Puerto Escondido en traversant le pays par les montagnes. Il est techniquement possible, mais assez intense, de combler la distance en un seul trajet même avec des bus de luxe. L&rsquo;option de briser la route en une ou deux escales permet de se reposer et de découvrir d&rsquo;autres villes. Nous avions 3 jours pour faire la descente en autobus et nous avons choisi de faire un premier arrêt à Puebla, moins de 2 heures de Mexico, et un deuxième à Oaxaca, 6 heures de Puebla. À refaire, comme nous séjournons dans des Airbnb et qu&rsquo;il nous faut chaque fois arriver, trouver l&rsquo;endroit, se dépaqueter, s&rsquo;équiper, se repérer et ensuite découvrir&#8230; je crois que nous aurions choisi un seul arrêt à Oaxaca pour 3 jours. Cependant, on ne regrette pas notre visite de Puebla. Nous avons fait les deux premiers trajets en autobus ADO réguliers et de jour, équivalent de nos « coachs », et de prendre la « coche » au-dessus pour le trajet de 10 heures entre Oaxaca et Puerto Escondido qui se fait de nuit. Notez qu&rsquo;il est possible de réduire le trajet à 7 ou 8 heures en passant en ligne droite à travers les montagnes. Seulement, plusieurs avis de gens pourtant costauds et habitués nous ont refroidis. Certains y ont laissé leur santé mentale, d&rsquo;autres un peu de leur cœur, mais tous y ont laissé le contenu de leur estomac ! Une mention spéciale à Léonard qui était à des années lumières de sa zone de confort et qui a géré ça comme un champion.</p><p><b>Puebla la coloniale et colorée ville aux nombreux clochers</b></p><p>Nous avions pris une chambre très modeste qui nous permettait de rejoindre le zocalo (centre historique de la ville) en moins de 20 minutes à pieds. Pour ceux qui célèbrent chaque année le 5 de Mayo, avec un GIF de drapeau mexicain ou en mangeant des tacos arrosés de Corona, sachez que ce jour commémore la première grande victoire de l&rsquo;armée mexicaine sur l&rsquo;armée de Napoléon. Le nom complet de la ville est d&rsquo;ailleurs <i>Heroica Puebla de Zaragoza </i>du nom du général. On la nomme la colorée en raison des maisons coloniales aux couleurs vives et la ville aux mille clochers parce qu&rsquo;il y en a une église toutes les deux rues ! La place centrale, avec son palais et sa cathédrale, vient d&rsquo;être reconnue au patrimoine de l&rsquo;UNESCO. Même le McDonald est presque invisible avec sa façade beige et son lettrage argent sous l&rsquo;auvent. Lors de notre passage, il y avait une manifestation pour la JUSTICIA pour quelqu&rsquo;un ou pour un groupe de quelques-uns ou pour un endroit. On n&rsquo;a pas trop compris parce qu&rsquo;il y a eu rapidement du brass-camarades à donner raison aux Cowboys Fringants, comme quoi au soleil on manifeste plus vigoureusement. C&rsquo;est notre clin d&rsquo;œil hommage&#8230; même loin on a eu ben d&rsquo;la peine de te voir partir Karl.</p><p><b>Oaxaca ou San Francisco du Mexique</b></p><p>Si Puebla est colorée, Oaxaca est psychédélique! Il y a partout des murales hallucinantes, les fanions aux couleurs vibrantes, des mosaïques et des processions spontanées avec orchestres de cuivres et marionnettes géantes! Le premier matin, nous en avons eu une devant la cathédrale au centre de la ville et on se disait qu&rsquo;on était vraiment chanceux. Le lendemain soir, il y en a eu une dans notre petite rue. Notre voisine de chambre, Gigi l&rsquo;aventurière du Plateau venue couler ici une retraite joyeuse, nous a dit qu&rsquo;en fait, il y en a plusieurs par jour et que toutes les raisons sont motifs à sortir dans la rue pour fêter ! Je profite de l&rsquo;occasion, si elle nous lit, pour la remercier encore de sa gentillesse et de son ouverture. Pour un Léonard un peu en perte de repères, pouvoir lui jaser et tester ses tours de magie a été une bouée. On t&rsquo;attend dans notre montagne au printemps!</p><p>Ce qui nous a le plus frappé, à part la couleur, est combien les habitants sont gentils. Ils adorent leur cité, en prennent grand soin, sont toujours à dire bonjour et à nous demander si on aime leur ville. L&rsquo;ambiance est sympathique et la pression sur les touristes est uniquement dans quelques lieux très achalandés. La portion un peu hipster cool de la ville est très agréable à marcher, les rues et ruelles se tortillent et rivalisent de couleurs. Nous avons eu néanmoins notre première expérience de tentative d&rsquo;escroquerie en tentant de nous faire payer deux fois pour la viande dans l&rsquo;allée de grillades du <i>Mercado 20 de Noviembre</i> qui est en soit une expérience intense. Léonard a découvert un nouveau papa loup qui protège sa meute et ne se fera jamais avoir, même de 100 MX$, question de respect !</p><p>Au départ, nous devions laisser notre logement pour midi et être des vagabonds jusqu&rsquo;à notre départ en autobus à 21 h 30. Avec tout notre attirail, un beau 30 degrés et la perspective d&rsquo;une non-nuit en autobus, nous avons tenté notre coup sur une chambre au rabais en dernière minute. Ça marche assez souvent, et ce fut le cas ! Nous avons donc pu nous reposer à la relative fraicheur, prendre des douches et laisser nos sacs en sécurité pour le souper. Notre bus ADO glamour nous attendait pour le moment le plus désagréable jusqu&rsquo;à maintenant&#8230; mais avec la promesse de nous réveiller au bord de la mer !</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-30ab556 elementor-widget elementor-widget-video" data-id="30ab556" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/fyx4tFw8rqo&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-572baa2 elementor-widget elementor-widget-video" data-id="572baa2" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/MmX_UiqRNs4&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/traverser-puebla-y-oaxaca/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arriver &#8211; Mexico</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/arriver/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/arriver/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 16:49:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1326</guid>

					<description><![CDATA[Vous vous êtes ennuyés ou même inquiétés ? Toutes nos excuses, mais arriver dans une ville comme Mexico en amorce d&#8217;un grand voyage, ça demande beaucoup de temps et d&#8217;énergie. Disons que notre première semaine a été assez bien occupée à vivre et organiser la suite, laissant moins de temps pour écrire.  Notre vol avec la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1326" class="elementor elementor-1326">
				<div class="elementor-element elementor-element-37cce122 e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="37cce122" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-4e736c40 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="4e736c40" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Vous vous êtes ennuyés ou même inquiétés ? Toutes nos excuses, mais arriver dans une ville comme Mexico en amorce d&rsquo;un grand voyage, ça demande beaucoup de temps et d&rsquo;énergie. Disons que notre première semaine a été assez bien occupée à vivre et organiser la suite, laissant moins de temps pour écrire. </p><p>Notre vol avec la compagnie Aeromexico a été impeccable et nous a clairement mis dans le bain. Nous étions dans les quelques caucasiens à bord. Quand on quitte le Canada un 13 novembre, on accompagne le voyage de retour des derniers travailleurs saisonniers après la récolte des courges ! Nous sommes arrivés sans souci vers 14 h, avons passé les douanes rapidement, trouvé un taxi pour rejoindre notre loft dans Mixcoac&#8230; et accepté que notre espagnol allait avoir besoin de pas mal de pratique.</p><p>Nos hôtes Sergio et Alicia sont adorables et ont construit leur maison œuvre d&rsquo;art dans une cour intime, véritable havre de calme et de fraicheur dans la ville. Notre logement n&rsquo;est pas grand, mais la cour avec ses arbres, ses plantes, ses oiseaux, et ses petits lézards compense largement. Nous occupons « El palomar de Leonardo » au-dessus d&rsquo;un autre petit logement occupé par un sympathique québécois retraité de la fonction publique qui vient d&rsquo;obtenir sa résidence permanente. Louis l&rsquo;avait bien dit à Léonard, les québécois sont partout ! Ayant une excellente connaissance de la ville et du Mexique en général, il a été d&rsquo;une aide précieuse. Les petites conversations du matin, pendant que Léonard faisait ses travaux scolaires, ont aussi été très agréables. Notre quartier est un peu excentré, humble et pas du tout touristique. Cependant, nous sommes à 5 minutes de marche du Métro et en face d&rsquo;une école primaire qui accueille en fin de journée les enfants du quartier pour du soccer. Léonard a sa petite bande et les mots « Puedo jugar », « Aqui! », « Esta bien? » sont bien ancrés.</p><p>Mexico est une ville intense autant que charmante. En quelques blocs, voire parfois quelques rues, on peut complètement changer d&rsquo;ambiance. Avec plus de 20 millions d&rsquo;habitants, il y a du monde pas mal partout et dans certains coins ça peut donner le vertige. Néanmoins, la ville est grande et il y a beaucoup plus de verdure que ce à quoi on s&rsquo;attendait. Les gens sont gentils et à leurs affaires. À aucun moment nous n&rsquo;avons eu de doutes pour notre sécurité. Le réseau de transport en commun est impressionnant et fiable, le métro vous mène partout pour 5 pesos soit 0,40 $. Il est aussi foncièrement impossible de mourir de soif ou de faim tant chaque mètre carrée est occupé par un marchand qui vend des trucs. On a fait des blagues là-dessus, mais je crois de plus en plus qu&rsquo;aucun mexicain ne se fait à manger à la maison tellement ils sont partout à grignoter et à boire dans la rue.</p><p>Quelques petits éléments à prendre en considération si vous considérez une visite :</p><p>1. <b>L&rsquo;altitude</b>. Mexico est à plus de 2000 mètres. Seuil auquel des effets se font sentir. Pour Léonard et Louis, presque rien. Pour moi, qui a tendance à réagir à tout… beaucoup ! Il m&rsquo;aura fallu quasiment la semaine entière pour m&rsquo;habituer et permettre à mon corps de reprendre le dessus. </p><p>2. <b>Le cout de la vie</b>. Le pays et la ville font face à une forte inflation. Le taux de change est d&rsquo;environ 0,78 $CND pour 10 $MX, mais les prix sont finalement les mêmes que chez-nous. Que ce soit pour les aliments, les restos ou les activités, ne pas s&rsquo;attendre à faire des économies.</p><p>3. <b>La qualité de l&rsquo;air et la température.</b> Nous avons vraiment eu et vu du smog le jour de notre arrivée. Mexico est construite sur un ancien lac au creux des montagnes, comme une cuve, et 20 millions d&rsquo;humains ça produit du CO2. Cependant, notre karma est bon, nous avons eu une semaine impeccable. Approximativement 25 le jour et 15 la nuit, un ciel bleu et une qualité de l&rsquo;air hors norme. Je crois que les mois d&rsquo;été doivent être plus difficiles.</p><p>4. <b>L&rsquo;argent</b>. Les cartes de crédit, sur la carte autant que sur le téléphone ou la montre, fonctionnent pas mal partout et les guichets pour retirer des sous sont relativement accessibles.</p><p>5. <b>Les communications</b>. La ville est presque entièrement couverte par les réseaux wifis gratuits de CDMX. Aussi, notre plan Fizz en itinérance fonctionne à merveille !</p>						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-d95d6e9 elementor-widget elementor-widget-video" data-id="d95d6e9" data-element_type="widget" data-settings="{&quot;youtube_url&quot;:&quot;https:\/\/youtu.be\/lmnOrhr0Wsc?si=h3QeL1kXsI6qo0WA&quot;,&quot;video_type&quot;:&quot;youtube&quot;,&quot;controls&quot;:&quot;yes&quot;}" data-widget_type="video.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<div class="elementor-wrapper elementor-open-inline">
			<div class="elementor-video"></div>		</div>
				</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/arriver/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Partir</title>
		<link>https://notrecarnaval.ca/partir/</link>
					<comments>https://notrecarnaval.ca/partir/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 19:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://notrecarnaval.ca/?p=1114</guid>

					<description><![CDATA[Après la décision, la planification et la préparation&#8230; un moment donné, il faut bien partir ! Dans notre cas, le départ se fait en deux temps : premier départ de la maison vers la grande ville et deuxième de la ville vers le sud ! Comme nous le faisons souvent, nous avons réservé une nuit à l&#8217;hôtel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1114" class="elementor elementor-1114">
				<div class="elementor-element elementor-element-5a4630fa e-flex e-con-boxed e-con e-parent" data-id="5a4630fa" data-element_type="container" data-core-v316-plus="true">
					<div class="e-con-inner">
				<div class="elementor-element elementor-element-4217cd62 elementor-widget elementor-widget-image" data-id="4217cd62" data-element_type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
			<style>/*! elementor - v3.20.0 - 26-03-2024 */
.elementor-widget-image{text-align:center}.elementor-widget-image a{display:inline-block}.elementor-widget-image a img[src$=".svg"]{width:48px}.elementor-widget-image img{vertical-align:middle;display:inline-block}</style>										<img fetchpriority="high" decoding="async" width="1277" height="851" src="https://notrecarnaval.ca/wp-content/uploads/2023/11/Avion_1280x851.jpg" class="attachment-full size-full wp-image-1180" alt="" srcset="https://notrecarnaval.ca/wp-content/uploads/2023/11/Avion_1280x851.jpg 1277w, https://notrecarnaval.ca/wp-content/uploads/2023/11/Avion_1280x851-300x200.jpg 300w, https://notrecarnaval.ca/wp-content/uploads/2023/11/Avion_1280x851-1024x682.jpg 1024w, https://notrecarnaval.ca/wp-content/uploads/2023/11/Avion_1280x851-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1277px) 100vw, 1277px" />													</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-373cb187 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="373cb187" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<p>Après la décision, la planification et la préparation&#8230; un moment donné, il faut bien partir !</p><p>Dans notre cas, le départ se fait en deux temps : premier départ de la maison vers la grande ville et deuxième de la ville vers le sud ! Comme nous le faisons souvent, nous avons réservé une nuit à l&rsquo;hôtel de l&rsquo;aéroport tant à l&rsquo;aller qu&rsquo;au retour. Si comme moi il vous reste trop de points Airmiles à écouler, ça marche encore et je vous le recommande !</p><p>Le décor est comme nous l&rsquo;avions imaginé : blanc, froid et lumineux afin d&rsquo;en profiter pleinement. Si on ne trouve pas le moyen de la faire jouer dans la voiture de beau-papa au moment de quitter, je l&rsquo;aurai dans ma tête sans l&rsquo;ombre d&rsquo;un doute. Je vous invite, vous aussi, à écouter La grande évasion de Patrice Michaud, en portant une attention aux paroles du refrain tout en pesant à nous.</p><p><b><i>Y a une ampoule brûlée au-dessus de ma tête</i></b></p><p><b><i>Envie de manquer de frein juste avant le ravin</i></b></p><p><b><i>Nos cœurs hissés haut, on pourra niveler par le beau</i></b></p><p>Nous tenterons de vous faire vivre, au meilleur de nos capacités et de nos compétences, notre carnaval !</p><p>Note : si on doit des sous à Patrice Michaud pour la trame sonore de notre départ, nous laisser les coordonnées dans les commentaires. On l&rsquo;aime tellement, qu&rsquo;on ne voudrait jamais lui faire de la peine !</p>						</div>
				</div>
					</div>
				</div>
				</div>
		]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://notrecarnaval.ca/partir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>8</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
